vendredi 31 octobre 2014

Quelques nouvelles d'Asie

Le dernier Australasian Report de l'abbé Chazal (octobre 2014) est en coours de traduction et sera bientôt publié. 
Quelques nouvelles brèves:
L'abbé Chazal a du déménager son séminaire à Cebu. Celui ci comporte maintenant 5 séminaristes: 4 philippins et 1 coréen.
L'abbé Picot, arrivé de France, dessert mensuellement l'Australie, ainsi que la Malaisie, l'Indonésie et Singapour.
L'abbé Chazal et ses confrères d'Asie desservent une quarantaine de chapelles, et environ 2000 fidèles.
En Inde, un séminariste va bientôt rejoindre le séminaire de Boston, pour y achever son séminaire avant d'être ordonné en Juin prochain. 

mardi 28 octobre 2014

Ordination du frère André OSB à Anapolis (Brésil) le dimanche du Christ Roi


Le frère André est guatémaltèque, et appartient au monastère de Santa Cruz. 
L'ordination a eu lieu à l'église Notre Dame du Rosaire à Goias, près d'Anapolis, dans l'église des soeurs de l'Institut Notre Dame du Rosaire, fondé par le Père Fernando Lopez, ancien prêtre diocésain revenu à la Tradition depuis de nombreuses années. 
L'institut compte une trentaine de religieuses enseignantes, réparties sur cette école et celle du monastère de Santa Cruz. 

Cliquez sur les images pour les agrandir











Mgr Lefebvre: la vie de communauté



Source: Cor Unum n° 30 - juin 1988

PRIMAUTE DE LA VIE DE COMMUNAUTE
Conférence de Mgr Lefebvre
Saint-Nicolas-du-Chardonnet
- 10 mai 1988 –


Je voudrais profiter de ce contact, - je ne sais pas encore combien de temps je serai parmi vous, Dieu seul le sait, l'âge est là et les mois comptés - pour vous dire ma pensée sur les principes qui m'ont guidé - dans la grâce du Bon Dieu, je l'espère - dans la fondation de la Fraternité.
La Fraternité est à considérer comme le moyen privilégié, en ces temps de révolution et d'autodestruction dans l'Eglise, pour refaire la chrétienté, le corps mystique, visible de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour revigorer l'Eglise, par la Foi et la grâce communiquées aux âmes, pour leur sanctification, pour la gloire de Dieu et de la Trinité Sainte.
IMPORTANCE DU SACERDOCE
Or, il est évident que le moyen de rendre la Foi et la grâce aux âmes, c'est de faire des Prêtres, un véritable sacerdoce. La source de la foi et de la grâce, ce sont les prêtres. Sacerdos : sacra dans; sacrificium : sacrum faciens; c'est lui qui fait et donne les choses saintes.
Devant la ruine généralisée du sacerdoce dans l'Eglise depuis le Concile Vatican II en particulier, il est évident que nous ne pourrions pas avoir de charge plus grande, plus noble, plus utile à l'Eglise, que de faire des prêtres.
(Rôle de la providence dans l'édification des séminaires par la Fraternité, dans le rôle des premiers prêtres de la Fraternité pour transmettre la Foi. Importance de la formation des prêtres)


PRESERVER LE SACERDOCE
Mais il ne suffit pas de faire des séminaristes, il faut préserver le sacerdoce. Il faut que les Prêtres restent-Prêtres, armés et décidés à continuer ce qu'ils ont reçu. Et il est évident pour vous qui êtes maintenant lancés dans le ministère et en contact continuel avec des âmes désemparées, que le milieu dans lequel vous travaillez est un milieu périlleux; périlleux pour vous et pour la grâce du sacerdoce. S'il est vrai que nous n'avons pas eu beaucoup de défections sur les 350 prêtres que Dieu m'a donné la grâce d'ordonner, hélas nous avons quand même à déplorer certains abandons du sacerdoce, par abandon de la foi ou des mœurs. Et nous sommes guettés par ce monde et ses tentations continuelles qui nous entourent.
Alors, comment protéger la foi de nos Prêtres ? Comment leur permettre de travailler en gardant la ferveur qu'ils avaient au jour de leur ordination et de leur première messe ? Comment continuer au milieu de ce monde qui, plus que jamais, ne pense qu’aux plaisirs, aux jouissances, à l'argent et aux biens de ce monde ? Comment maintenir le sacerdoce  dans ce milieu l’église conciliaire, des prêtres qui ne sont plus des prêtres, qui n’en ont plus le costume, les mœurs, la prédication, la liturgie, ni la doctrine ? Tout cela est un scandale pour nous.
LE PRIEURE
La Providence nous a donné la solution : le Prieuré. C'est lui qui préservera la grâce du sacerdoce, la ferveur du Prêtre. Le Prieuré est comme un bastion avancé en plein terrain de combat, où les Prêtres fervents, vivant dans la prière, la contemplation, auprès du Saint-Sacrement, dans l'union fraternelle, sont prêts à partir au combat.
S'il arrivait que les Prieurés disparaissent, nous n'aurions plus de Fraternité, car elle est essentiellement basée sur les Prieurés, sur cette vie commune, protégée, je dirai un peu cloitré- protégée du monde. Etant donné l'atmosphère irrespirable de ce monde en pleine décomposition spirituelle, morale, matérielle, si nous ne vivons pas dans un milieu où on peut respirer un air de Foi, de prière, de Charité fraternelle, nous ne tiendrons pas et notre apostolat ne sera pas fructueux.
D'où l'importance capitale, à mon sens, de la constitution des Prieurés. C'est difficile, il faut le reconnaitre, mais il faut garder cet idéal et comprendre qu'il est absolument indispensable. On ne peut pas se permettre de dilapider cette préservation indispensable à la ferveur du prêtre. On ne peut envoyer nos prêtres isolés dans les circonstances actuelles.
Autrefois de saints prêtres me direz-vous furent seuls et ont réalisé, tels le curé d’Ars un apostolat merveilleux. Mais les circonstances étaient complètement  différentes de celles d’aujourd’hui. Le curé d’Ars se confessait à un curé, à deux ou trois kilomètres de chez lui. Il y avait de bons prêtres tout autour de lui, des réunions sacerdotales, des retraites, des récollections organisées par le diocèse, le doyenné. Le prêtre était pris dans un cadre qui le portait par un souffle de zèle et de sainteté... Encore que, peut-être, l'isolement du Prêtre n'était pas l'idéal et bien souvent des prêtres recherchaient la vie de communauté, par exemple dans les presbytères.
(Monseigneur cite ici quelques prêtres isolés, dont un a malheureusement tout abandonné.)
Il faut avoir cette pensée de la vie commune et du Prieuré constamment devant nous, aussi bien pour les supérieurs majeurs, que pour les Prieurs eux-mêmes. Car, qui donne la vie au Prieuré et le réalise ? C'est le Prieur. Il est chargé de veiller sur ses confrères, chargé de la vie commune.
([Monseigneur cite la vie et les livres du P. Aubry, missionnaire des missions étrangères au XIXème siècle, et dont il recommande la lecture.) (Puis, Monseigneur cite l'exemple de l'échec de nombreuses missions dont les prêtres étaient isolés et mouraient souvent en quelques années, faute de soutien. En revanche, les Pères Blancs devaient être trois ensembles, quoi qu'il arrive. )
Le Prieuré idéal
Ce serait un prieuré avec un minimum de trois prêtres, trois religieux, quelques religieuses.
(Le Prieuré et les retraites)
(Des Prieurés isolés des villes)
L'isolement, en dehors de la ville, est un facteur considérable pour le recueillement, le calme, l'équilibre, même physique. Ainsi, rentrant du ministère, le prêtre se retrouve dans la campagne, le calme, le silence, la verdure, les petits oiseaux qui chantent. C'est une détente, un repos physique et moral. On en a besoin dans l'agitation et l'énervement continuels. C'est une des raisons d'en faire des maisons religieuses, de petits couvents.
(Danger des écoles à l'intérieur même des prieurés. Le silence est requis pour les prêtres qui doivent préparer leurs sermons, prédications, retraites, catéchismes)
Le ministère
(Le regroupement des prêtres gênera-t-il les déplacements apostoliques ? Non, si on regroupe les déplacements. Au lieu d'aller dans les centres chaque dimanche, les prêtres auraient de n'y aller qu'une fois par mois, en y restant trois ou quatre jours.)
Il y a une exagération de l'apostolat. Ce fut un élan très généreux au début, mais je pense qu'il est plus que temps que les Prieurs veillent à cela et prennent de sérieuses résolutions et organisent le ministère de façon que les Prêtres ne soient pas constamment sur les routes.

PRIMAUTE DE LA VIE DE COMMUNAUTE
Le problème se pose aux Prieurs : l'apostolat, prime-t-il la vie de communauté et la protection de la vie sacerdotale ? Moi, je dis que c'est la vie de communauté et la vie Sacerdotale, la vie intérieure et spirituelle des prêtres, qui priment.
L’apostolat est inutile s'il n'y a plus de vie intérieure, de ressources spirituelles. Il sera vain et nul. On prêchera, on verra les gens, on donnera les sacrements, il n'y aura plus cette grâce particulière à l'apostolat du prêtre fervent qui prie,
Alors, la vie de communauté et la vie intérieure priment sur l'apostolat. C'est évident.
Les gens vont se plaindre si nous venons moins souvent. Nous pourrons leur répondre que nous avons déjà deux morts. Ils travaillent là-haut, mais ici-bas, ils ne font plus rien. S'il y en a d'autres, il faudra fermer le Prieuré. Et le Prieuré va se vaporiser, il n'aura plus sa raison d'être.
Activités des Prieurés
(Outre l'apostolat extérieur, il faut penser aux retraites, au bulletin du Prieuré, au catéchisme par correspondance, qui pourrait même servir aux adultes, au Tiers-Ordre, aux écoles primaires, aux veillées de prières qui sont excellentes, mais fatigantes. Le Prieur pourrait répartir ces tâches entre les prêtres, mais il y faut du temps. Il faut aussi la vigueur intellectuelle pour préparer tout cela.)

CONCLUSION
Les Prieurés sont des bastions avancés dans le monde corrompu ils doivent être des lumières, lumières de la Foi, de la Sainteté, de discrétion, modestie, union fraternelle, afin que les gens se raccrochent à ce bastion, à quelque chose qui tienne et serve de référence.


Et ensuite, de là, évidemment partira le ministère, mais un ministère compatible avec la vie de prieuré, qui doit être primordiale pour la conservation de la foi et de la ferveur des Prêtres. Sans quoi, on ne tiendra ni physiquement, ni moralement, ni spirituellement.

lundi 27 octobre 2014

L'abbé Gerardo Zendejas rejoint la Résistance !

abbé Gerardo Zendejas

En ce dimanche du Christ Roi, la Résistance a été bénie par l'arrivée d'un nouveau prêtre, M. l'abbé Zendejas, prêtre mexicain de renom, en poste aux Etats Unis, et qui fut en son temps prieur à Ridgefield. 

M. l'abbé Zendejas, ayant demandé son départ de la FSSPX et l'ayant récemment quitté, a célébré ses premières messes pour la Résistance le dimanche 26 octobre à Danbury (Connecticut) et Sparta (New Jersey). Il prévoit de desservir la côte Nord Est des Etats Unis, et d'ouvrir un prieuré et une maison de retraites spirituelles dans cette région, afin d'assurer aux fidèles une certaine stabilité. 

Prions pour lui et pour ses confrères encore hésitants. 

samedi 25 octobre 2014

Abbé Xavier Beauvais: Sermon pour le Christ Roi (octobre 2013)




Vous pouvez télécharger ce sermon en cliquant sur le côté droit du mini lecteur ci dessus (sur le nuage)

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.
Mes biens chers frères,
Entre les deux dernières guerres mondiales, le pape Pie XI proclamait la royauté du Christ. C’est-à-dire qu’entre le laïcisme dévastateur et le communisme rugissant, le Christ-Roi était reconnu comme souverain du ciel et de la terre. Et depuis, dans l’Eglise, nous fêtons solennellement cette proclamation officielle. Face à toutes les négations, face à toutes les persécutions, l’Eglise affirmait, revendiquait haut et fort, les droits de Dieu contre les droits de l’homme. Les droits du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Parce que qui n’a pas compris que les droits de l’homme étaient une contre façon des droits de Dieu.

Dans une société qui ne reconnait aucun pouvoir à Notre Seigneur Jésus-Christ, qui prétend que tout pouvoir vient de la majorité, du peuple et non de Dieu, qui n’admet aucune autorité qui ne vienne du nombre, l’Eglise, elle, reconnait et acclame avec fierté le Christ, Roi des rois et couronne de tous les saints. Aujourd’hui donc dans l’Eglise resplendit, tout au moins chez nous, puisque la fête du Christ-Roi a été reléguée aux calendes grecques dans l’église conciliaire, aujourd’hui donc, tout au moins chez nous, la journée qui commence est consacrée à la royauté du Fils :
  • Roi parce qu’il est fils du Père, égal au Père,
  • le Christ est roi par conquête également puisqu’il a racheté, c’est-à-dire reconquis les hommes,
  • et Notre Seigneur Jésus-Christ mérite d’être roi comme étant aussi est le fils aîné, le premier des nobles.
Mais l’Eglise ne veut pas, ce jour-là, ce dimanche si proche de la Toussaint, montrer et glorifier les mérites infinis de Jésus-Christ.



jeudi 23 octobre 2014

Unissons nous à la veillée de prières des fidèles anglais



Le numéro du Recusant d'Octobre annonce une veillée de prières devant le Saint Sacrement la nuit du 24 au 25 octobre, afin d'obtenir un prêtre permanent pour l'Angleterre. En effet, Mgr Williamson étant souvent en déplacement, ils doivent avoir recours aux abbés Pfeiffer, Fuchs ou Ribas qui viennent de loin.

Unissons nous tous dans la mesure du possible à cette veillée de prières, et ajoutons l'intention de tous les bons prêtres français qui ne sont pas encore sortis de la Fraternité.


mercredi 22 octobre 2014

mardi 21 octobre 2014

Complément d'information à propos des conférences sur l'Identité catholique

Source: Non Possumus

Suite de l'article intitulé: Nouveaux progrès d'une répugnante cohabitation



La traduction des textes sur l’affiche des conférences est la suivante :
Le projet Identité Catholique se félicite de présenter …
la Conférence Identité Catholique de 2014 
Pour la défense de l’Identité Catholique sous le règne du Pape François, avec le concours de personnalités parmi les plus prestigieuses aux Etats-Unis 
L’ancienne méthode d’évangélisation : restaurer la liturgie, la mission et la Tradition catholique. En avez-vous assez de la guerre contre Dieu, la famille et les enseignements de l’Eglise Catholique ? 
Ces hommes aussi et justement ils contre-attaquent !  
Séminaires et conférences de qualité, messes traditionnelles quotidiennes, repas soignés et convivialité avec des catholiques qui en ont aussi assez de la Christianophobie !

James Vogel

UN MELANGE HETEROCLITE DE PARTICIPANTS , DE CONFERENCIERS, ET DE PRETRES …


lundi 20 octobre 2014

Père Bruno OSB: Réflexions sur le communiqué de la maison générale de la FSSPX

Les « réserves » de la Maison générale de la FSSPX


Le 17 octobre est paru un « communiqué de la Maison générale de la FSSPX au sujet de la béatification du pape Paul VI » . Voici quelques réflexions que nous suggère ce document.

« La FSSPX exprime les plus sérieuses réserves sur les béatifications et canonisations des papes récents. »

On retrouve ici le même langage que dans les (trop rares) textes officiels concernant les « canonisations » du 27 avril dernier : on y faisait état d’interrogations, de doutes, de réserves, de perplexité… Mgr Fellay n’y parlait pas de pseudo-canonisations, ni ne mettait entre guillemets le mot canonisations. Il ne disait pas clairement si ces canonisations étaient vraies ou fausses, valides ou non, mais seulement qu’elles n’étaient « pas sérieuses » ou bien qu’elles « posaient un problème ».

Ici de même : la FSSPX n’a-t-elle que des « réserves » – si « sérieuses » soient-elles – à exprimer à la veille de la « béatification » du pape de la nouvelle messe ? La maison générale pense-t-elle que l’acte que s’apprête à poser François ce 19 octobre sera valide ? Sinon, pourquoi ne pas user de guillemets, et pourquoi ne pas déclarer franchement qu’il n’y aura pas de « bienheureux Paul VI », comme nous le faisions dans notre communiqué du 13 ?

La FSSPX exprime des « réserves » : elle ne manifeste pas son indignation, elle ne dénonce pas le scandale en tant que tel.


samedi 18 octobre 2014

Néo-FSSPX – Ecclesia dei : nouveaux « progrès » d’une répugnante cohabitation

Source: Non Possumus



UN PAS EN AVANT, UN PAS EN ARRIERE – MOUVEMENT DE BALANCIER

Dans l’annexe à la circulaire envoyée par l’abbé Thouvenot aux membres de la FSSPX, interdisant le livre de l’abbé Pivert Mgr Lefebvre, Nos Relations avec Rome, on trouve l’affirmation suivante à propos des communautés Ecclesia Dei
(…) 5. L'attitude à l'égard des milieux Ecclesia Dei est contre-productive. On ne peut compter le nombre de fois où l’abbé Pivert répète le terme « rallié » dès la présentation du livre. Au fil des pages, on découvre des jugements assez sévères à l’encontre de ces milieux, lesquels ne sont pas remis dans leur contexte. Entre les sacres et sa mort, Mgr Lefebvre n'a guère eu le temps de voir évoluer ces communautés. (…) Il affirmait également qu'il ne donnait guère de temps aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour adopter la nouvelle messe. Finalement, les faits ont montré que ces derniers ont su résister aux assauts. (…)

Etant donné le scandale que ces propos ont suscités parmi beaucoup de gens, Mgr Fellay a décidé de faire un pas en arrière : 

vendredi 17 octobre 2014

Messe en Ile de France: pour la fête du Christ Roi (dimanche 26 octobre)

Dimanche 26 octobre
Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi
Messe et conférence en région parisienne

par un prêtre de l’Union Sacerdotale Marcel
Lefebvre
Venez nombreux pour honorer le Christ-Roi !
  • 9 h confessions – répétition de chorale
  • 10 h messe chantée
  • 12 h repas tiré du sac
  • 13 h conférence : présentation de l’Union Sacerdotale
Les mères dominicaines enseignantes

du Saint Nom de Marie participeront à cette
journée.
Les prêtres de l’Union Sacerdotale et les dominicaines
du Saint Nom de Marie recevront vos offrandes avec gratitude.
Quête pendant la messe pour couvrir les frais de location de la salle.
La Villa de Chèvreloup
57 route de Saint Germain
78150 LE CHESNAY

jeudi 16 octobre 2014

Communiqué du 13 octobre 2014: Un nouveau bienheureux de l'Eglise conciliaire


Communiqué du 13 octobre 2014
Un nouveau bienheureux de l’église conciliaire
Le dimanche 19 octobre, au terme de l’effrayant synode sur la famille, le pape François procédera à la « béatification » de Paul VI.
Les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre tiennent à exprimer publiquement leur indignation et leur réprobation face à ce nouveau scandale de François, qui constitue à la fois un simulacre et une abomination.
− Un simulacre, parce qu’il est évident que l’Église catholique ne peut mettre sur ses autels des papes qui ont propagé une nouvelle religion conduisant tant d’âmes à l’apostasie. L’acte de François, le 19 octobre, sera nul et invalide, de même qu’était nul et invalide celui du 27 avril dernier, où François prétendait canoniser Jean XXIII et Jean-Paul II. Il n’y aura pas plus de « bienheureux Paul VI » après le 19 octobre qu’il n’y a de « saint Jean XXIII » ou de « saint Jean-Paul II » depuis le 27 avril. Il ne peut s’agir que de pseudo-béatifications ou de pseudo-canonisations, et les « miracles » retenus pour les « causes » des « bienheureux » et des « saints » de l’église conciliaire ne peuvent être que des pseudo-miracles.
− Une abomination aux yeux de Dieu, car Paul VI restera malheureusement dans l’histoire de l’Église le pape de la nouvelle messe et du concile Vatican II : il a promulgué – illégitimement – un rite qui « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe » (Bref examen critique) ; il a imposé aux prêtres et aux fidèles ce que Mgr Lefebvre qualifia, dans son sermon de Lille (29 août 1976), de « messe bâtarde ». Il a présidé trois des quatre sessions de Vatican II, et promulgué tous les textes de ce concile dont Mgr Lefebvre affirmait qu’il était « le plus grand désastre » de toute l’histoire de l’Église. (Introduction à son ouvrage Ils l’ont découronné.)
Une trahison « par paliers »
C’est à l’approche de ce scandale, et quelques mois après celui du 27 avril, que le supérieur général de la FSSPX a rencontré le cardinal Müller le 23 septembre, pour un « entretien cordial ». Le communiqué du Vatican explique – sans que Mgr Fellay ait manifesté de désaccord – que « les parties […] ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d’une pleine réconciliation. » En clair, on nous annonce un ralliement par paliers, ou mieux une trahison par paliers. Le danger devient de plus en plus manifeste ; il faut instamment prier pour que prêtres, religieux, religieuses et fidèles de la Tradition qui en sont conscients sachent en tirer courageusement les conséquences.
Quant à nous, prêtres de l’Union Sacerdotale, nous entendons, à l’exemple de Mgr Marcel Lefebvre, continuer sans compromission le bon combat de la foi, pour l’honneur de Dieu et le salut des âmes. En ce jour anniversaire du grand miracle de Fatima, nous plaçons notre entreprise sous la protection de la Reine du très saint Rosaire, « forte comme une armée rangée en bataille ».

mercredi 15 octobre 2014

Note interne à la suite de l'entrevue de Mgr Fellay avec Mgr Muller (2 octobre 2014)

Note interne confidentielle de Menzingen suite à l'entrevue romaine
Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Note interne confidentielle de la Maison générale
Diffusion : membres prêtres
Le 2 octobre 2014

Le mardi 23 septembre 2014, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a rencontré le cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Il était accompagné des deux Assistants généraux de la Fraternité. Le cardinal Müller était entouré de Mgr Ladaria, secrétaire de la CDF, de Mgr Joseph Augustin di Noïa o.p., secrétaire-adjoint, et de Mgr di Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei et Mgr Descourtieux, de la même commission. La rencontre a eu lieu de 11 h. à 13h.
—   L’impression générale que laisse cette réunion est qu’il n’y a rien de nouveau (Cf. Communiqué de 2005 après l’audience au pape Benoît XVI repris littéralement dans celui de 2014) :
—   Comme précédemment, Mgr Fellay et ses Assistants ont été cordialement reçus.
—   On note que le Pape et la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent maintenir les discussions et les contacts. Ils ne veulent pas couper.
—   Il n’y a pas de menace de sanction, mais une insistance sur l’obéissance et une insistance pour que nous régularisions la situation rapidement, en acceptant la déclaration doctrinale de 2012 (et la prélature), ce que nous avons à nouveau refusé en raison des ambiguïtés de ce document.
—   On nous demande d’accepter le magistère de l’Église comme norme de la foi, ce qui par principe n’est pas un problème pour un catholique, mais c’est l’application de cette acceptation à l’enseignement conciliaire et postconciliaire qui pose un grave problème, en raison de la rupture avec le magistère antérieur.
—   Ils ne comprennent pas, ou n’admettent pas, que le Concile lui-même puisse être pris en défaut, et donc ils ne peuvent pas remonter aux causes de la crise.
—   Il est difficile de faire passer notre position, ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Nous ne parlons pas le même langage.
—   Nos observations et oppositions sont vues comme secondaires ou même illusoires par rapport aux problèmes auxquels ils doivent faire face dans l’Église (prochain Synode sur la famille, etc.).
—   Les différences doctrinales demeurent (œcuménisme, liberté religieuse et collégialité, comme les problèmes posés par la nouvelle messe).
—   Rome demande, dans le cadre de ces discussions, des rencontres entre des membres de la Fraternité et des évêques, qui auront lieu de façon informelle : le choix des lieux et interlocuteurs étant laissé à notre initiative.

Nos intentions :
—   Maintenir le contact surtout lorsque l’initiative vient de Rome, c’est l’esprit et la pratique de Mgr Lefebvre.
—   Il s’agit d’utiliser ces rencontres pour exposer, expliquer notre position sur les causes de la crise de l’Église. C’est l’esprit missionnaire dans l’Église qu’il nous faut conserver.

—   Il faut être ferme sur le fond, la doctrine ; patient et charitable sur la forme.



Ces rencontres étaient déjà annoncées par l'abbé Pflugger à Flavigny, fin décembre 2013:


« On est dans un moment décisif pour la Tradition et la Fraternité. Crise vient du grec crisis qui
s'applique en médecine au cas d'un patient dont le moment est venu de statuer sur son avenir. Arrive-ton à vaincre la maladie ? Nous en sommes à ce point ou il faut décider sur l'avenir par rapport au pape, à l'Église. Donc, comment agir ?

Il faut regarder comment l'Église a agi dans le passé. Aujourd'hui, Suresnes, Mgr Tissier nous
poussent, mettent une certaine pression pour que nous fassions une déclaration claire, pure et dure, une profession de foi, qui mette les points sur les « i ». Ils [Ils ou certains...] demandent que nous ne
discutions pas avec Rome mais que nous proposions des petits textes basés sur la doctrine. Mais
faisons gaffe ! [Ce n'est pas aussi simple.] Dans le Credo, on ne professe pas qu'on renonce à
Vatican II et à la liberté religieuse !
Nous avons consulté quelques confrères sur l'opportunité de la publication de ces déclarations à
l'occasion des 25 ans des sacres ; un confrère français nous a écrit sur l'utilité de ce texte qu'il est
inaudible au clergé moderne [deux déclarations fermes (fin du Chapitre 2012, puis déclaration des
évêques en 2013) rappellent déjà notre position. Nos déclarations restent inaudibles pour le clergé
moderne], même à celui qui nous estime ! Parce qu'il manque d'une philo sérieuse pour nous
comprendre.

1er problème : sur un même texte, chacun voit de sa façon et les modernes ne voient pas ce qu'on y
voit. Exemple : à l'occasion de la manifestation interreligieuse à Buenos-Aires pour mémoriser
l'attaque contre les juifs, personne n'a compris notre lutte contre la liberté religieuse, on a pensé qu'on luttait contre les juifs parce qu'on a des fidèles très intelligents [qui n'ont pas percé le contexte / qui ont parlé en ce sens à la TV].

2ème problème : ils méconnaissent le magistère ante-conciliaire [parce qu'ils / et ils] sont submergés par des préoccupations pastorales. Leurs soucis sont totalement différents des nôtres qui nous focalisons sur Vatican II et la collégialité... [En publiant une telle déclaration.] Nous nous (faisons / ferions] plaisir à nous-mêmes et nous ne [faisons / ferions] pas avancer les choses.
La réforme consiste à travailler, à faire circuler « in capite et in membris », simultanément. In capite, c'est par rapport au pape, à Rome et ça a consisté dans les discussions doctrinales et nos efforts ne sont pas couronnés de succès pour l'instant. In membris c'est par rapport aux fidèles, aux paroisses et au clergé conservateur. Il faut maintenant intensifier le contact in membris.

En remontant plus loin dans l'histoire, on constate que la réforme carolingienne a consisté dans la
multiplication d'initiatives privées qui se sont élaborées en dehors du pouvoir romain sans l'affronter et que celui-ci a fini par approuver en légiférant. Le pape ne lance pas l'initiative mais c'est la base qui les lance, initiatives qui s'épanouissent jusqu'à ce que la tête les reprenne à son compte pour les
officialiser. Pour cela il faut une disposition suffisante des inférieurs pour se laisser conduire sinon la
tête ne peut pas reprendre à son compte la réforme. Le Motu Proprio est une étape, le pape ne peut pas aller plus vite et plus loin pour l'instant. Mgr a bien dit que ce sont les chiffres qui parleront. « De
l'histoire on n'apprend rien », dit... ? Les gens font toujours les mêmes bêtises ! Le changement
viendra de la multiplication de ces initiatives et par leur rencontre et leur union."