mardi 21 novembre 2017

Question de Discernement – I

Dans ce Kyrie Eleison n°540 (18 novembre 2017), Mgr Williamson répond à deux objections concernant le discernement catholique à avoir sur les crises de l'Eglise en général et sur celle que nous connaissons aujourd'hui.

Obtiendra-t-on le bien à force d’inventions ?
Regardons plus les fruits et non les intentions ! 


Un jeune homme réfléchi pose deux questions intéressantes ; l’une porte sur la crise de l’Église, la deuxième sur la crise de la Fraternité Saint Pie X. Voici la première question :

D’une part la crise conciliaire fait suite à une série de crises qui ont affecté l’Église au cours de l’histoire, telles que le protestantisme, le libéralisme et les révolutions, plus deux guerres mondiales ; ces erreurs avaient été clairement condamnées par l’Église avant Vatican II, mais elles ont été renouvelées au Concile. Après le Concile, ces nouveautés ont même été applaudies par les ennemis traditionnels de l’Église, tels les francs-maçons et les socialistes, alors que, manifestement, l’esprit missionnaire disparaissait dans l’Église. D’autre part, les idées du Concile sont l’œuvre d’hommes d’Église supérieurement intelligents et apparemment catholiques. Et on ne peut pas toujours dire « le Pape n’est pas Pape », ou que la plupart des consécrations épiscopales des modernistes sont invalides. Pour toutes ces raisons, n’est-il pas vrai que la crise conciliaire comporte des zones d’ombre qui empêchent d’y voir clair ? Et si nous ne pouvons pas arriver à des jugements certains, comment pouvons-nous être sûrs d’être restés dans la vraie Foi ?

La meilleure réponse vient de Notre Seigneur Lui-même qui, lors du Sermon sur la Montagne disait, (Mt. VII, 15–20) : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » Évidemment, Notre Seigneur savait que son Église ferait l’objet d’attaques constantes, et que le diable n’aurait de cesse de semer la confusion dans l’esprit de ses disciples. Par nature le trouble consécutif à Vatican II ne diffère pas des autres crises survenues précédemment dans l’histoire de l’Église ; mais le trouble semé par la trahison des clercs à Vatican II atteint un tel degré qu’on n’en a jamais connu de semblable jusqu’ici : jamais avant les pasteurs catholiques n’ont-ils été aussi nombreux à être désorientés ni, à plus forte raison, les brebis catholiques.

Il n’empêche qu’il reste toujours possible de s’en sortir et d’y voir clair en appliquant ce même principe infaillible : les actions parlent plus fort que les mots ; les fruits des actions posées par un homme constituent le guide le plus sûr qui soit pour le connaître et savoir ce qu’il veut vraiment. Le modernisme en particulier rend facile de s’illusionner soi-même sur ce qu’on veut ou ce qu’on a l’intention de faire, parce que personne n’est aussi profondément coupé de la réalité qu’un moderniste. « La fin du monde sera caractérisée par des hommes qui feront le mal en pensant qu’ils font le bien », a déclaré le père Faber au milieu du 19ème siècle. Au 21ème siècle, nous sommes maintenant aux prises avec les conséquences toujours plus graves de ce processus séculaire où l’humanité se trompe elle-même en se détournant de Dieu. Mais est-il possible que Dieu laisse son troupeau sans défense contre ces loups modernistes dissimulés comme jamais sous des peaux de brebis ? Non, certes ! Car n’importe qui, avec un minimum de bonne volonté, guidé par la droite raison est encore capable de juger par les fruits.

Et maintenant, Joseph, résumons : Vous notez que les autorités ecclésiastiques d’aujourd’hui sont des hommes supérieurement intelligents et théoriquement catholiques, et vous supposez raisonnablement que ce sont les autorités légitimes de l’Église. Car, même si vous savez que leurs fruits sont si peu catholiques que bien des fidèles s’interrogent sur leur légitimité comme pasteurs, néanmoins il n’y a personne d’autre qui puisse, de manière autorisée, parler ou agir au nom de l’Église universelle. Et pourtant, vous constatez que leurs idées reprennent de graves erreurs anticatholiques du passé et que ces autorités sont maintenant applaudies par les ennemis traditionnels de l’Église, tels que les francs-maçons. Arguments d’un côté ; arguments de l’autre. Doutes et jeux d’ombres. Comment allez-vous sortir de cette confusion ?

La réponse se trouve dans l’une de vos propres constatations : depuis Vatican II, l’esprit missionnaire disparaît de l’Église. Tels sont les fruits. Le Concile a prêché l’œcuménisme ( Unitatis Redintegratio ) et la liberté religieuse (Dignitatis Humanae ), entraînant l’acceptation des fausses religions telles que l’hindouisme, l’islam et le judaïsme ( Nostra Aetate ). Dès lors, comment l’esprit missionnaire catholique aurait-il pu ne pas s’effondrer suite au Concile ? D’innombrables monastères, séminaires, couvents, diocèses et paroisses n’ont-ils pas été vidés et fermés depuis Vatican II ? S ’en est-il créé de nouveaux ? Oui, sous la houlette d’un évêque catholique qui, seul dans le monde entier, dès le début, a rejeté ouvertement le Concile et toutes ses œuvres. Avec Mgr Lefebvre sont venus à terme les mêmes fruits des mêmes principes catholiques, fidèlement appliqués en dépit de Vatican II. Joseph, vous n’avez pas à chercher plus loin.

Kyrie eleison.

lundi 20 novembre 2017

Miles Christi XV

Vue de nuit du Séminaire des Philippines
Nos lecteurs attendaient sûrement l'analyse de l'abbé Chazal sur la Correctio Filialis. La voici donc, fraîchement traduite par nos soins. Nous pensons que cette analyse nous aidera à voir clair sur le bien (relatif) et le mauvais côté de ce document. 


« Correctio Filialis »

D’abord la bonne nouvelle : c’est le « De Haeresibus Propagatis » ; il établit que le Pape actuel répand de graves hérésies et est de connivence avec Martin Luther. En conséquence, le fait avéré que François est un hérétique va se répandre et cela en soi est une bonne chose.

Ce qui leur a si longtemps est un autre sujet, mais cela renforce notre point de départ prudentiel, c’est-à-dire que Rome, la nouvelle Rome a perdu la Foi. Le fait que le milieu d’où provient ce document a encore quelque chose à voir avec cette nouvelle Rome hérétique est un autre sujet ; mais il doit y avoir quelque honnêteté intellectuelle dans les airs ; et si ces hommes continuent à tirer les fils qu’ils ont commencé à tirer, ils vont déterrer le monstre en entier caché dans les sables de la fausse et apparente romanité et prendre les mesures doctrinales et pratiques appropriées.

Quant à François, une plus grande dose de publicité ne lui fera pas de tort, soit parce qu’il commencerait à réaliser l’énormité de ses crimes contre la Foi, soit, ce qui est plus probable, que sa persistance dans l’hérésie peut être clairement établie dans le forum public de L’Église. Le reste est dans les mains de Dieu, finalement, si Dieu voit que les hommes D’Église ont fait de leur mieux pour dévoiler et peut-être plus tard interpeller les Pape conciliaires, nous pouvons avoir confiance que Dieu va les enlever et les remplacer.

La mauvaise nouvelle : on est encore bien loin du compte.
  • Le document omet les hérésies de Vatican II qui sont à la racine des hérésies du Pape François. Comme le Cardinal Burke, dont la signature manque cette fois, la plupart des promoteurs de ce texte sont des conservateurs wojtyliens. Pour eux, Vatican II est intouchable, mais ils pensent que François va trop loin. A cela, François a rétorqué au Synode : « Dieu sauve tout le monde, donc tout le monde est en état de grâce, donc la communion ne doit pas être refusée aux divorcés-remariés, parce qu’ils sont en état de grâce et dans un processus de remoralisation qui est géré d’une façon pastorale au niveau diocésain. » Je résume un peu, mais c’est l’essentiel du « discours ».
projet de la chapelle  Saint Charles
  • Ce document oublie de mentionner les autres hérésies graves de François mais par où vais-je commencer ? François n’est pas n’importe quel moderniste, son seul dogme est qu’il n’y a pas de dogme. C'est le problème de cette « Correctio Fraterna », ce document échoue à réaliser que l’intelligence de François est partie, François ne va jamais se préoccuper de la diffusion d’hérésies, puisque pour lui l’homme doit choisir sa religion et la vivre pleinement. La seule issue de secours est « Pascendi » du Pape Pie X, mais cela signifierait qu’on devrait jeter par les fenêtres Vatican II et Jean-Paul II hors de l’Eglise.

En effet l’intention avouée du texte n’est pas d’être exhaustif.

  • Le texte s'appuie sur Vatican II (à défaut, bien sûr, de l'attaquer). Christian Lassale a le mot parfait : "Un Antidote injecté par une seringue infectée". L'une des références du texte est "Lumen Gentium", l'un des pires décrets du Concile.  
  • Le Pape François pourrait contre-attaquer avec « Unitatis Redintegratio » et dire que Vatican II enseigne que les protestants ne sont pas les seuls responsables de la cassure, qu’ils sont sauvés, qu’ils portent réellement le nom de chrétiens, ont un merveilleux respect pour la Bible et partagent la table eucharistique. François peut dire « si ces hérétiques sont ok, je suis aussi ok, que je sois hérétique ou pas ». De toute façon, François a déjà appelé les conservateurs des Pélagiens, c’est-à-dire des hérétiques. L’hérésie des conservateurs est de s’enfermer dans le moule mortel du passé. François est un champion de la « Tradition vivante ». C’est ce même concept que Jean-Paul II, le chéri des conservateurs, soutenait lors de son essai d’excommunier Monseigneur Lefebvre. Le serpent mord sa propre queue.
Abbé François Chazal (Miles Christi 15) 
 
A suivre...

Benoît - François : rupture ou continuité ?

Nous reproduisons ci-dessous deux extraits de Zenit de ces 17 et 18 novembre.   A tous ceux qui pensent qu'il y a rupture entre les deux derniers pontifes, cet exemple révélera  la continuité d'une "église en évolution" avec une foi "fruit du dialogue".

https://fr.zenit.org/articles/prix-ratzinger-benoit-xvi-recoit-les-trois-laureats/




Benoît XVI a reçu le 17 novembre 2017, au monastère Mater Ecclesiae du Vatican, les trois lauréats du Prix Ratzinger : le théologien luthérien allemand Theodor Dieter, le théologien et prêtre catholique allemand Karl-Heinz Menke, et le compositeur de musique sacrée estonien Arvo Pärt.


Qui sont les trois lauréats


Theodor Dieter, né en 1951, est professeur et directeur de l’Institut pour la recherche œcuménique de Strasbourg. Fortement engagé dans le dialogue œcuménique, il a eu un rôle important dans la rédaction et l’approbation de la “Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification” de 1999. En 2012, il a été rapporteur sur le dialogue catholique-luthérien au cours de la rencontre des anciens élèves de Benoît XVI à Castelgandolfo (Ratzinger-Schülerkreis).


Karl-Heinz Menke, né en 1950, est professeur émérite de dogmatique à la Faculté théologique catholique de l’Université de Bonn. Membre de commissions de la Conférence épiscopale allemande, il est l’auteur de nombreuses publications théologiques. Profond connaisseur de la pensée de Joseph Ratzinger, il est aussi membre de la Commission théologique internationale depuis septembre 2014.


Arvo Pärt, né en 1935 à Paide en Estonie, est reconnu au niveau international. Il a reçu un doctorat honoris causa de l’Institut pontifical de musique sacrée et a participé à l’exposition sur “Splendeur de la vérité, beauté de la charité”, organisée pour le 60e anniversaire de sacerdoce de Benoît XVI. Il est membre du Conseil pontifical de la culture depuis décembre 2011.






« Joseph Ratzinger continue à être un maître … pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité », a affirmé le pape François lors de la septième édition du Prix Ratzinger qu’il a présidée le 18 novembre 2017, au Vatican. Le pape argentin a remis leurs prix aux trois lauréats : le théologien luthérien allemand Theodor Dieter, le théologien et prêtre catholique allemand Karl-Heinz Menke, et le compositeur orthodoxe de musique sacrée estonien Arvo Pärt.


Durant cette rencontre, le pape a adressé « une pensée affectueuse et intense au pape émérite Benoît » : « Sa prière et sa présence discrète et encourageante nous accompagnent sur le chemin commun ; son œuvre et son magistère continuent à être un héritage vivant et précieux pour l’Eglise et pour notre service », a-t-il déclaré.


Après les introductions du p. Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le pape François a salué la provenance œcuménique des trois lauréats : « La vérité du Christ n’est pas pour les solistes, c’est une symphonie : elle demande collaboration docile, partage harmonieux. »

Extraits du discours du Pape François :


"J’adresse avec vous une pensée affectueuse et intense au pape émérite Benoît. Sa prière et sa présence discrète et encourageante nous accompagnent sur le chemin commun ; son œuvre et son magistère continuent à être un héritage vivant et précieux pour l’Eglise et pour notre service. C’est pour cela que j’invite votre Fondation à poursuivre dans l’engagement, à étudier et à approfondir cet héritage, et en même temps à regarder de l’avant, pour en valoriser la fécondité soit par l’exégèse des écrits de Joseph Ratzinger, soit pour continuer – selon son esprit – l’étude et la recherche théologique et culturelle, y compris en entrant dans de nouveaux domaines où la culture actuelle sollicite la foi au dialogue. L’esprit humain a toujours un besoin urgent et vital de ce dialogue : la foi en a besoin, car elle devient abstraite si elle ne s’incarne pas dans le temps ; la raison en a besoin, car elle se déshumanise si elle ne s’élève pas au Transcendant. En effet « la foi et la raison – affirmait saint Jean-Paul II – sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité » (Lett. enc. Fides et ratio, Proemio).


Joseph Ratzinger continue à être un maître et un interlocuteur ami pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité. Quand le bienheureux Paul VI l’appela à assumer la responsabilité d’archevêque de Munich, il choisit comme devise “Cooperatores veritatis”, “Collaborateurs de la vérité”, tirée de la troisième lettre de Jean (v. 8). Elle exprime bien tout le sens de son œuvre et de son ministère. Cette devise ressort des diplômes des Prix que j’ai remis, pour signifier que les lauréats aussi ont dédié leur vie à la très haute mission de servir la vérité, à la diaconie de la vérité."


Je me réjouis que les illustres personnalités décorées du Prix aujourd’hui proviennent de trois confessions chrétiennes, parmi lesquelles aussi la confession luthérienne, avec laquelle cette année nous avons vécu des moments particulièrement importants de rencontre et de chemin commun. La vérité du Christ n’est pas pour les solistes, c’est une symphonie : elle demande collaboration docile, partage harmonieux. La rechercher, l’étudier, la contempler et la mettre en pratique ensemble, dans la charité, nous attire avec force vers la pleine union entre nous : la vérité devient ainsi une source vive de liens d’amour toujours plus étroits.


J’ai accueilli avec joie l’idée d’élargir l’horizon du Prix pour y inclure aussi les arts, en plus de la théologie et des sciences qui sont lui naturellement connectées. C’est un élargissement qui correspond bien à la vision de Benoît XVI, qui si souvent nous a parlé de façon touchante de la beauté comme chemin privilégié pour nous ouvrir à la transcendance et rencontrer Dieu. En particulier, nous avons admiré sa sensibilité musicale et son exercice personnel de cet art comme chemin pour la sérénité et pour l’élévation de l’esprit."





mercredi 15 novembre 2017

Chapelet et Complies en direct de La Villeneuve






Nous répercutons bien volontiers cette annonce de Monsieur l'abbé Pivert.  Que ceux qui sont isolés n'hésitent pas à s'unir à cette prière de Communauté ! 





Chers Amis,

L’émission du chapelet et des complies en direct est maintenant relativement au point. Cela signifie que vous pourrez tous les jours réciter le chapelet en même temps que notre communauté et chanter les complies.

Chapelet à 18 h tous les jours sauf le dimanche

Complies à 20 h 15 tous les jours

Il suffit de se rendre sur l’onglet ci-dessus « chapelet et complies en direct avec nous »

Tout retour d’expérience sera bienvenu pour améliorer la qualité du service.

Vous pouvez vous procurer en notre librairie un livre ou livret pour les complies en latin français, pour tous les jours de l’année, avec partition notée. Vous aurez le choix des complies seules, ou des complies avec les vêpres, le kyriale et autres chants, ce que je vous conseille.

Abbé François Pivert

La Villeneuve

36120 Jeu les Bois

Tél. 02 54 01 05 98

mardi 14 novembre 2017

Proche prélature pour la FSSPX ?

Nous avons trouvé intéressantes ces quelques réflexions qui aident à voir où en est réellement la situation. 


Mgr Fellay vient de faire un tour de France, assez discret, des différentes communautés de la tradition en France. Nous n'avons pas eu vent de tous ses propos mais en résumé, nous savons qu'il défend mordicus sa position que le pape actuel nous veut du bien.


Ces genres de tournées sont en général des phases préparatoires pour les esprits : pas de grands discours publics ou de conférences houleuses mais un discours proche des autorités locales pour les rassurer sur la sincérité de leurs dispositions combatives, mais en même temps des paroles suffisamment floues et évasives pour commencer à ouvrir les esprits à l'idée d'un événement à venir.

Le dernier bastion qui résistait à la politique de Menzingen (Maison Générale de la FSSPX) était la France mais Rome a désormais bien saisi que la plupart des prêtres et des fidèles français suivront les supérieurs de la FSSPX quoiqu'il arrive. Le succès numérique du pèlerinage de Fatima en août, une très bonne rentrée de séminaristes à Flavigny, un pèlerinage bien garni à Lourdes malgré la réaction des doyens, sont autant de signes positifs que la politique de Mgr Fellay peut être poursuivie jusqu'à son terme sans grande casse ni périls.

Preuves :
La question des mariages a été un bon test pour Rome et Menzingen. La réaction fut assez vive pendant quelques semaines mais il semble que tout soit désormais rentré dans l'ordre (y compris et surtout en France) puisque mêmes ceux qui avaient réagi ont accepté leur sanction. Premier test réussi donc.

Autre test :
L'autre test romain fut la signature de Mgr Fellay à la Correctio. Un intervenant de ce forum nous a montré que cette signature entérinait l'acceptation du concile dans le sens de l’herméneutique de la continuité si chère à Benoît XVI. Et là encore, aucune réaction. Même un abbé de Jorna (qui avait réagi en son temps contre cette fameuse herméneutique) ne bronche plus. Deuxième test probant.

Tout semble donc mûr spirituellement pour une prélature.

Même si l'annonce d'une prélature fera un peu frémir les résidents de l'intérieur (et non les résistants) parce qu'ils s'étaient fixés cette ligne rouge pour quitter la congrégation, leur acceptation tacite de toutes les réformes passées les rattrapera forcément. Il y aura chez tous ceux qui n'ont pas réellement réagi quand cela était facile et possible un inévitable esprit d'attentisme et d'observation du phénomène "prélature". Il y aura sûrement beaucoup d'encre, de paroles, peut-être aussi d'énervements mais ils se retrouveront dans la même situation qu'en 2012 avec les graves et fausses décisions du chapitre, qu'en 2013 avec les faux procès, qu'en 2014 avec l'Adresse aux fidèles, qu'en 2015 avec la reconnaissance des confessions dans le cadre conciliaire, qu'en 2017 avec la question des mariages etc .. La prélature ne rajoutant que peu de choses à ces mauvais principes déjà posés et imposés, la réaction générale ne sera pas liée à une question de principes puisque ceux-ci ont été abandonnés depuis belle lurette, mais plutôt d'intérêt pratique.

Or l'intérêt pratique sera le même que pour les années passées : il sera plus facile en pratique de suivre (en traînant les pieds bien sûr) la nouvelle réforme que de se résoudre à ne pas la suivre.
Puisque quasiment tous les fidèles et prêtres du district de France se sont résolus à rester dans le cadre administratif de la FSSPX sans aider, soutenir moralement et matériellement la poignée de prêtres et fidèles qui avaient réussi à s'en échapper, il n'y aura aucune raison supplémentaire de quitter ce cadre pour envisager la reconstruction d'autres œuvres.

Ce constat est certes triste mais imparable désormais. Et Rome le sait.

Voilà pourquoi, Rome et Menzingen n'ont aucune crainte à avoir pour achever le processus de reconnaissance canonique dans des délais peut-être désormais assez brefs. Proche prélature peut-être, mais mûre prélature sûrement .

lundi 13 novembre 2017

Menzingen Commande

Kyrie Eleison DXXIX ( 11 novembre 2017)

La Fraternité s’est sauvée des impies ?
C’est en refusant Rome qu’elle est restée en vie.


Loin s’en faut que tous les lecteurs de ces “Commentaires” voient d’un œil favorable la critique des propos et des actes de Menzingen, siège de la Néo-fraternité Saint Pie X. Cependant, nombreux sont ceux qui y retrouvent l’esprit de Mgr Lefebvre agissant pour le bien de l’Église catholique. Ce prélat n’a-t-il pas eu mille fois raison d’adopter l’attitude féconde qui fut la sienne, au lieu de suivre le Concile Vatican II dans son naufrage ? Il en va de même maintenant : pour le salut des âmes, il est pleinement justifié de critiquer publiquement le glissement de la Néo-fraternité dans les bras de la Rome conciliaire. Ce glissement est encore clairement préconisé dans le numéro de juin de « Cor Unum », journal interne de la Fraternité qui est rédigé à Menzingen pour les prêtres de la Fraternité : Menzingen s’obstine et mérite d’être repris publiquement.

En italique, nous donnons ci-dessous un résumé juste de quelques-uns des principaux arguments pouvant être consultés sur le site Internet Résistance catholique francophone : Cor Unum juin 2017

Mgr Lefebvre a réservé à la seule compétence du Supérieur Général (SG) la question des relations de la Fraternité avec Rome. La raison en est qu’il savait ne pas pouvoir escompter que ses propres prêtres comprennent le haut degré de prudence à déployer dans les rapports avec les autorités romaines. L’attitude du SG actuel montre à quel point le Fondateur de la Fraternité a vu juste.

Le Chapitre Général de 2006 a donné pouvoir aux autorités de la Fraternité de renvoyer tout prêtre qui se mettrait publiquement en désaccord avec leur politique – “Cet avertissement doit être pris au sérieux.” Voilà exactement comment Mgr Lefebvre a été sanctionné par Paul VI. Les responsables de Menzingen se rendent-ils compte comment ils sont en train d'imiter Paul VI ? Et les prêtres qui ont voté au Chapitre en 2006 ont-ils prévu que leur autorisation de renvoi aboutirait à cela ?

Qu’importe la qualité des arguments de la dissidence ? S’opposer publiquement aux autorités nuit toujours au bien commun. Mgr. Lefebvre a-t-il porté atteinte au bien commun de la (véritable) Église par ses deux décennies de dissidence ? C’est la vérité qui est l’ultime mesure de l’autorité, en particulier dans l’Église catholique. La vérité ne dépend pas de l’autorité pour être vraie !

Mgr Lefebvre a sauvé l’Église en formant des prêtres selon la Tradition catholique. Soyons plus précis – Il a formé de bons prêtres pour sauver la Foi catholique. Par contre Menzingen fait former les futurs prêtres actuellement pour qu’ils se soumettent à la Rome Conciliaire, si bien qu’ils risquent de ne pouvoir sauver ni la Foi ni l’Église.

Mgr. Lefebvre a toujours reconnu les autorités ecclésiastiques en place, et sa volonté était que les prêtres de la Fraternité fissent de même, avant comme après la consécration des quatre évêques en 1988. Oui, mais en 1988, son attitude changea radicalement, dès qu’il devint clair que les Romains n’avaient nullement l’intention de s’occuper de la Foi. “Jusqu’à maintenant, nous avons usé de diplomatie, dit-il, mais désormais nous nous appuierons sur la doctrine". Menzingen le sait bien. Mais Menzingen est loin d’accorder à la doctrine la même importance que Mgr Lefebvre lui accordait.

En effet, les rebelles à l’orientation de Menzingen voudraient dogmatiser des questions qui ne relèvent que de la prudence. Non. Soumettre des catholiques croyants à des Conciliaires, c’est-à-dire à des croyants douteux, relève directement de la Foi.

Mais comment espérer convertir les Romains si les catholiques de la Fraternité refusent tout contact avec eux ? Comment les catholiques peuvent-ils garder la Foi s’ils se soumettent à la contagion de modernistes, surtout si ceux-ci sont inconscients du danger qu’ils représentent pour la Foi ?

Pas tout n’est Conciliaire dans l’Église actuelle. Celle-ci inclut aussi des conservateurs qui nous apprécient. Mais les conservateurs ont peu de pouvoir. Le pouvoir à Rome est essentiellement entre les mains de francs-maçons, qui sont les ennemis jurés de la Tradition catholique, de l’Église de Notre-Seigneur, de Notre-Seigneur et de Dieu. Tout ce qui se trouve actuellement dans l’Église sert la finalité Conciliaire. Comment pourrait-il en être autrement avec le Pape François ?

Kyrie eleison.

vendredi 10 novembre 2017

Ordination du premier diacre de la Société des apôtres de Jésus et de Marie

En la fête de la Toussaint, Monseigneur Thomás d'Aquin OSB a conféré le Diaconat à M l'abbé Rodrigo Ribeiro da Silva de la société des apôtres de Jésus et de Marie au monastère de Santa Cruz au Brésil. Prions pour ce nouveau diacre au sein de la Fidélité Catholique.



jeudi 9 novembre 2017

Les modernistes ferment 17 séminaires en France !

Les évêques français ont organisé leur assemblée annuelle. Parmi les réformes évoquées à Lourdes lors de leur assemblée, les évêques ont évoqué celle des séminaires. Dans une gestion purement comptable, ils prévoient la fermeture des séminaires accueillant moins de 17 à 20 personnes.

 Le discours de façade est mirobolant en apparence :
"Tournés vers l’avenir, après avoir écouté Monseigneur Patron Wong, nous avons étudié la « Ratio Fundamentalis » et avons décidé d’avancer dans les réformes nécessaires de nos séminaires. Prenant en compte le caractère désormais obligatoire de la propédeutique, nous étudierons les points de passages incontournables de cette année. Après un premier travail entre formateurs et Évêques, nous reprendrons cette question à partir du texte de base d’une Ratio Nationalis qui nous sera proposée. « La publication de cette nouvelle Ratio est destinée à donner un nouvel élan, y compris à la pastorale des vocations, en posant un acte de foi ». Son idée de fond est que les Séminaires puissent « former des disciples missionnaires « passionnés » pour le Maître, des pasteurs ayant « l’odeur des brebis », qui vivent au milieu d’elles pour les servir et leur apporter la miséricorde de Dieu. Cette formation intégrale qui tient compte de toutes les dimensions du séminariste, l’amène à faire partie, avec l'ordination de la « famille » du presbyterium, au service d’une communauté concrète. »
Mais il suffit de lire le discours de Mgr Beau lors de cette session pour comprendre que l'on arrache aux évêques diocésains la responsabilité sur leur séminaire.

Au final, après des analyses et des discours d'une complexité socialisante, la conclusion pratique sera qu'aujourd’hui, sur les 32 séminaires et maisons de formation de France, seuls 15 passent cette barre « fatidique » des 17 séminaristes et diacres. Soit la fermeture de 17 séminaires !

Pendant que les modernistes continuent dans cette voie de destruction, de vrais évêques continuent de fonder et de veiller à leur séminaire.


Pour aider le séminaire Saint Louis Marie Grignion de Montfort : 


"Comment voir clair ? " par le RP Joseph

Le dernier bulletin des Foyers ardents a publié un article du RP Joseph. Celui-ci donne des principes très généraux de vie chrétienne mais ne va pas jusqu'à l'application pratique que nous donne par contre le dernier interview de Mgr Williamson  qui nous invitait à "Veiller et prier" c'est-à-dire à mettre réellement en pratique ce que nous avons compris par la méditation. Le RP Joseph évoque certes le fait de ne pas craindre d'être un peu isolé ou de se laisser aller à la lassitude : ceci est surtout vrai pour ceux qui ont décidé de prendre des distances pratiques et cohérentes avec les autorités de la FSSPX.  Il faut voir clair et agir tout aussi clairement. 

Source : foyers-ardents

En une période normale de la vie de l’Eglise, les catholiques, s’ils ne sont jamais dispensés de réfléchir, doivent docilement s’en remettre à l’enseignement qu’ils reçoivent de la hiérarchie de l’Eglise. Mais il n’en va plus de même en temps de crise. Dans celle qui sévit depuis le Concile Vatican II, nos anciens, nos parents eurent à prendre des décisions difficiles et à faire des choix douloureux. Devant le constat des contradictions qui existaient entre le magistère de toujours et celui des derniers papes, ils restèrent fidèles à une Doctrine révélée qui ne peut changer. Etant donné que cette crise de l’Eglise se poursuit toujours, nous ne devons pas être trop surpris de nous trouver confrontés à notre tour à devoir répondre à de graves interrogations nouvelles qui peuvent se poser. Or, comme il nous semble que beaucoup font fausse route, à chaque nouveau carrefour, faute de se placer dans les dispositions spirituelles, intellectuelles et morales nécessaires, nous avons essayé de les énumérer. Afin de savoir comment faire des choix dans les périodes difficiles, voici quelques principes de base qui doivent régir chacune des décisions que nous pouvons avoir à prendre :

1) Si une nouvelle question grave semble se poser, ne rejetons pas le devoir de l’examiner parce que cela nous ennuie ou nous agace, parce que nous n’avons pas de temps à perdre ou parce que nous ne savons pas comment l’aborder.

2) Si manifestement, cette question est grave, nous devons accepter avec abnégation et esprit surnaturel de l’examiner avec le soin qu’elle requiert. Notre devoir est d’autant plus impératif que nous avons charge d’âmes.

3) Ranimons tout d’abord notre conviction surnaturelle que Dieu veut, infiniment plus que nous, que nous demeurions sur le chemin de la vérité. Dans ce but, Il veut nous communiquer ses grâces surnaturelles pour que nous soyons éclairés et que nous ayons la force de suivre la route qu’Il nous aura montrée.

4) Mais notre soif de vérité doit nous amener à demander quotidiennement ces grâces nécessaires pour penser clair et marcher droit.

5) Cependant, ces grâces étant demandées avec ferveur, ne nous disons pas que notre prière nous dispense de procéder à l’examen de la question qui se pose selon les lumières de la raison éclairée par la Foi.

6) Notre esprit sera en mesure de mener ce travail convenablement s’il est bien disposé, serein, prêt à embrasser la vérité comme elle se manifestera.

7) Pour qu’il en soit ainsi, il importe d’évacuer de notre cœur tous les mouvements passionnels qui risquent de fausser notre réflexion. Voilà quelques exemples : peur de certaines conclusions auxquelles on pourrait aboutir ou d’être isolé dans le choix que l’on fait. Colère d’être dans la nécessité de faire un choix que l’on n’a pas envie de faire, lassitude des difficultés qu’occasionne la crise de l’Eglise, etc…

8) Dans le même ordre d’idées, il s’agit aussi d’exclure de notre esprit des critères de jugement faux qui peuvent plus ou moins consciemment nous influencer : critère du nombre, du regard que les autres poseront sur nous, du parti qui nous créera le moins d’ennui(en apparence) pour la suite, etc…

9) Nous avons intérêt à considérer le jugement de ceux qui, normalement, savent mieux et en qui nous avons confiance. Mais nous ne pouvons nullement nous dispenser d’examiner la question qui se pose pour nous remettre uniquement à leur jugement.

10) Nous devons nous inspirer des principes du magistère de l’Eglise de toujours, des écrits des saints et des avis si lumineux de Monseigneur Lefebvre pour évaluer comme il le faut les opinions qui se sont manifestées autour de cette question.

11) Nous ne sommes pas tenus de tout lire et de nous perdre dans des considérations subtiles mais mener notre examen sérieusement, le temps qu’il faut, en interrogeant autant que nécessaire sur ce que nous ne comprenons pas, avant d’arrêter notre jugement.

Père Joseph (ex abbé Régis de Cacqueray, ancien supérieur du district de France de la FSSPX)

mardi 7 novembre 2017

La Vie (ex- catholique) devient la Vie protestante

L'hebdomadaire "La Vie" (ex-catholique) avait déjà fait paraître, il y a quelques semaines, un numéro spécial HORS SERIE tout à la gloire de Luther. Article qui avait été justement épinglé par M. Yves Gérardin sur MPI, à la date du 28 octobre : "La vie réinvente Luther".

Mais maintenant, il fait mieux encore sous la plume d'un certain Jean Pierre Denis : "La Vie protestante" à l'occasion de l'anniversaire du 31 octobre de la révolte de Luther.

C'est un vrai symbole de ce que devient l'Eglise conciliaire !





dimanche 5 novembre 2017

L’islam en Vrai

Kyrie eleison DXXXVIII ( 4 novembre 2017 ) 

« C’est la réalité ! Croyez ce que je dis !
« Mais non ! L’Islam est doux ; tout l’Islam est exquis. »



A l’époque où la Grande-Bretagne avait un Empire, ses administrateurs étaient en contact direct avec les peuples, les races et les religions partout dans le monde. C’est pourquoi ils pouvaient parler d’expérience. Aujourd’hui, les dirigeants de la Grande-Bretagne, grosso modo, n’ont plus que leur libéralisme et l’idéologie irréelle qui en découle. C’est pourquoi si peu d’entre eux savent encore de quoi ils parlent. A l’inverse, le Père Henry Boulad est un prêtre jésuite de l’ancienne école, né à Alexandrie, en Egypte il y a 86 ans. Issu d’une vieille famille chrétienne syrienne de rite Melkite, ancien professeur de théologie au Caire, Supérieur des jésuites à Alexandrie puis des jésuites en Egypte, il possède évidemment l’expérience de toute une vie, de l’islam et des musulmans. Les attaques terroristes du printemps dernier sur deux églises chrétiennes d’Égypte l’ont poussé à donner une interview en France et à écrire un livre dont nous avons tiré et adapté les remarques suivantes. Lui sait bien de quoi il parle ! -

« J’accuse l’islam mais je n’accuse pas les musulmans, qui sont les premières victimes de l’islam. Je me suis décidé à dénoncer la source du terrorisme : la principale source du radicalisme islamique dans le monde est l’Université égyptienne al-Azhar, au Caire, où une idéologie mortifère est enseignée comme la doctrine officielle de l’islam. Je reproche à l’Université d’al-Azhar du Caire, qui est censée être l’incarnation de l’Islam modéré, de donner un esprit de fanatisme, d’intolérance et de haine à des millions d’étudiants et de clercs musulmans venus du monde entier pour recevoir une formation dans ses instituts. Par ce moyen, al-Azhar devient l’une des principales sources de terrorisme dans le monde entier.

« J’accuse l’islam lui-même et pas seulem ent l’extrêmisme islamique, car l’islam est par nature à la fois politique et radical. Comme je l’ai déjà écrit il y a vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet englobant toute la planète, globalisant et pleinement totalitaire.

« J’accuse de mensonge délibéré tous ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions explicites que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri Allah-ou akbar (Dieu est grand) est hautement significatif.

« J’accuse les érudits musulmans du Xe siècle d’avoir promulgué des décrets – devenus irréversibles – pétrifiant l’islam dans l’impasse d’aujourd’hui. Le premier de ces décrets a consisté à donner la primauté aux versets médinois, porteurs de violence et d’intolérance, au détriment des versets mecquois invitant à la paix et à la concorde. Pour rendre cette règle irréversible, deux autres décrets furent promulgués : celui de déclarer le Coran « parole incréée d’Allah », donc immuable ; et celui d’interdire tout effort ultérieur d’interprétation en déclarant « la porte de l’ijtihâd [effort de réflexion] définitivement close ». La sacralisation de ces trois règles a fossilisé la pensée musulmane et contribué à maintenir les pays islamiques dans un stade arriéré de stagnation chronique.

« J’accuse le décret “Nostra Aetate” de Vatican II d’avoir lancé un dialogue inter-religieux qui se voulait ouvert, accueillant, compréhensif avec les musulmans. Depuis cinquante ans nous n’avons pas fait un pas en avant . . . et nous sommes dans l’impasse. La conclusion du dialogue avec un cheikh d’al-Azhar a été : « tous les chrétiens iront en enfer ». Rien ne bouge et rien n’a bougé pendant onze siècles. « Ce que je demande c’est un dialogue fondé sur la vérité ; la charité sans la vérité, cela ne mène à rien !

« J’accuse l’Église catholique de poursuivre avec l’Islam un “dialogue” fondé sur la complaisance, les compromissions et la duplicité. Après cinquante ans d’initiatives à sens unique, le monologue de l’Église n’a rien apporté. En cédant au « politiquement correct » et sous prétexte de ne pas froisser l’interlocuteur musulman au nom du « vivre ensemble », on évite soigneusement les questions épineuses mais vitales. Tout vrai dialogue doit commencer par la vérité.

« J’ai demandé à rencontrer le pape François. Je n’ai pas eu de réponse. »

Kyrie eleison.

samedi 4 novembre 2017

Mgr Williamson : Veillez et priez !

Dans cette interview très riche et claire, Mgr Williamson répond à de très nombreuses objections qui se présentent aujourd'hui : sa position par rapport à la FSSPX et à la résistance, le sédévacantisme, l'église conciliaire, l'usage d'internet, les écoles, l'argent donné par les fidèles à la fsspx etc..