dimanche 22 octobre 2017

Ce que dit Poutine

Kyrie eleison DXXXV (14 octobre 2017)

Les tribulations sont riches d’enseignements.
C’est pourquoi fer et feu frapperont l’Occident.


Tout ce qui nous entoure aujourd’hui dans le monde est sens dessus dessous. Il ne faut donc pas s’étonner d’entendre le pape parler comme un chef communiste alors que le chef de la Russie parle comme un pape catholique. En lisant les « Commentaires » du 5 août dernier, un lecteur a été surpris du fait que nous parlions de la « sainte Russie », alors que, depuis 1917, la Russie répand ses erreurs partout dans le monde. Mais l’expression “sainte Russie” remonte bien avant le 20ème siècle. Elle évoque le penchant naturellement religieux du peuple russe. Certes, de 1917 à 1989, la Russie servit de berceau au communisme international, mais ce fut uniquement par ferveur religieuse, car il s’agissait et il s’agit encore du messianisme matérialiste, principal ersatz juif servant de religion pour les post-chrétiens. (Au demeurant, ceux-ci n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes !)

Toutefois, les souffrances causées par 72 ans de communisme ont servi de leçon au peuple Russe, si bien qu’ils retrouvent maintenant le chemin vers le Christ. Or ce retour vers Dieu leur a mérité d’avoir de Lui pour dirigeant un véritable homme d’État. Beaucoup d’âmes honnêtes, partout dans le monde, mettent en lui leur espoir. Certains connaisseurs de la perfidie du Nouvel Ordre Mondial se méfient encore de Vladimir Poutine, ce qui est compréhensible ; mais, comme on dit en Amérique, s’il parle, s’il marche et s’il agit comme un disciple du Christ, le bon sens veut qu’il soit effectivement disciple du Christ. Voici le texte d’un discours prononcé il y a quatre ans en Russie (retranscrit d’après les sous-titres d’une vidéo). Vous jugerez vous-mêmes si sa vision du monde est chrétienne ou non :

Ce que nous observons hors de Russie en politique étrangère, en morale ou dans d’autres domaines, constitue un défi pour l’avenir de notre identité nationale. Nous constatons que de nombreux États euro-atlantiques ont pris le chemin du reniement ou du rejet des racines chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Dans ces pays, les fondements de la morale et de toute identité traditionnelle sont remis en cause – les identités nationales, religieuses, culturelles, voire du genre lui-même, sont niés ou relativisés. Dans ces pays, une famille nombreuse est traitée, sur le plan juridique, à l’égal d’un partenariat homosexuel : la foi en Dieu équivaut à la foi en Satan. Les excès et les exagérations du « politiquement correct » font que ces pays envisagent sérieusement de considérer comme légitimes des partis politiques favorisant la propagande pour la pédophilie.

En fait, ces pays européens ont une telle honte de leur appartenance religieuse qu’ils ont même peur d’en parler. Les vacances et les fêtes chrétiennes sont supprimées ; on les rebaptise d’un nom neutre, comme s’il s’agissait d’un objet de honte. En conséquence, la valeur morale profonde de ces célébrations est perdue de vue. Ces pays tentent d’imposer cette manière de voir à d’autres pays. Je suis profondément convaincu que vivre de cette façon conduit à une culture dégradée, et produira un retour à l’état primitif. C’est pourquoi la crise démographique et morale de l’Occident va toujours s’aggravant. Aujourd’hui, dans presque tous les pays de l’Ouest, le taux de natalité est insuffisant pour permettre le renouvellement des générations, en dépit de l’apport de populations immigrées. Cette incapacité à se reproduire n’est-elle pas la preuve la plus flagrante de la crise morale que traverse l’Occident ?

Privés des valeurs morales enracinées dans le christianisme et dans d’autres religions du monde, dépourvus des règles et des valeurs morales qui se sont élaborées et développées au cours de millénaires, les peuples perdent inévitablement leur dignité. C’est pourquoi nous pensons qu’il est juste et naturel de défendre les valeurs morales propres au christianisme. Certes, nous devons respecter le droit à l’auto-détermination de chaque minorité mais, selon le même principe, il ne peut et ne doit y avoir aucun doute sur les droits de la majorité.

Corrélativement à la décadence occidentale que nous constatons au niveau des nations, nous observons, au niveau international, une tentative d’unification du monde selon un modèle unipolaire, cherchant à relativiser ou abolir les institutions de droit international ainsi que la souveraineté des peuples. Or, dans un monde unipolaire unifié, il n’y a plus de place pour les États souverains : un tel monde n’envisage que des liens de vassalité. Sur le plan historique, cette unipolarité planétaire reviendrait pour chaque peuple à renoncer à sa propre identité et à la diversité voulue par Dieu.

Kyrie eleison.

samedi 21 octobre 2017

Crises libérales du temps de Mgr Lefebvre

Le séminaire d'Ecône n'a pas toujours connu la tranquillité. Mgr Lefebvre parle d'un cycle de crises tous les trois ans depuis la fondation du séminaire : alternance de crises sédévacantistes et crises libérales. En mai 1986, Ecône connaît une dure crise libérale au point que le directeur dut renvoyer 8 séminaristes d'un coup. Mgr Lefebvre en parle avec tristesse car il se rend bien compte que ces jeunes ont été manipulés par Rome. Cette conférence s'applique parfaitement à la crise actuelle que connaît la FSSPX. Mgr Lefebvre parle de ces catholiques de la Tradition qui craignent par dessus tout de "faire schisme avec Rome". Nous vous invitons à écouter cette belle conférence qui pourra conforter et éclairer beaucoup d'âmes dans la tourmente actuelle.

Conférence à télécharger ici 

vendredi 20 octobre 2017

2018 : Mgr Fellay prépare-t-il sa réélection ?

La maison générale de la fsspx aurait-elle changé d'orientation ? Le rapprochement canonique (ralliement) avec Rome serait-il révolu ? Quelques éléments superficiels (quelques discours de Mgr Fellay un peu fermes, la correction filiale, sa "repentance" à Fatima) pourraient faire croire que les fausses relations avec la Rome conciliaire sont désormais enterrées. C'est mal connaître la stratégie à long terme de Rome et de Menzingen. Cette petite analyse, publiée dernièrement, pourra nous donner quelques raisons de ce suspect et apparent revirement dont nous a habitués Mgr Fellay .

L'année 2017/2018 pourrait être très calme en ce qui concerne les relations (extérieures) entre Rome et Menzingen. Plusieurs raisons plaident pour cette hypothèse :

La première raison est que les dernières avancées canoniques (mariages, confessions) n'ont pas été bien acceptées par certains supérieurs de l'actuelle fsspx ni par certains prêtres français. Un petit temps d'adaptation et de calme semblent donc nécessaires pour que les esprits entérinent ces avancées pour les trouver finalement "pas si mal". Comme toute nouvelle loi révolutionnaire, le plus difficile pour ceux qui l'ont promulguée est de tenir les premières semaines de la promulgation. Passé ce délai, on considère que la loi est acquise et que le peuple s'y conformera globalement. Observez par exemple les mariages, tous se feront dans le nouveau cadre conciliaire mais personne ne bronchera plus dans quelques mois.

La deuxième raison est que l'accord canonique complet (prélature) n'a pas été obtenu assez vite même si Mgr Pozzo et le pape ont laissé croire à Menzingen qu'il pouvait se faire en mai 2017. Ne l'ayant pas obtenu, Menzingen est obligé de faire  profil bas pendant une petite année pour ne pas manquer la dernière marche du processus. D'autant que toutes les autres marches (reconnaissances canoniques des sacrements) sont désormais acquises.

C'est ce qui expliquerait pourquoi Mgr Fellay a fait "amende" honorable auprès des capitulants après le pèlerinage de Fatima cet été. Sa seule marge de manœuvre pour arriver à la prélature est donc de pouvoir se succéder à lui-même. Et Rome l'aidera.

Pour pouvoir être réélu, il lui faut surtout se refaire une image de véritable combattant à la suite de Mgr Lefebvre. Le chapitre actuel ne lui est pas totalement acquis et il risque, en l'état, de ne pas être réélu. Ou au moins un de ses poulains pour assurer la continuité de sa politique après 2018.

Cette politique pourrait expliquer sa participation à la correction du pape. Ce faisant, il rassure un peu l'aile droite (ou du moins ceux qui ont envie d'être rassurés) et d'un autre côté, comme il ne remet pas fondamentalement le concile en cause, il se laisse une porte de sortie pour reprendre les négociations canoniques et achever le processus de ralliement lorsque l'opportunité se présentera.

Le dernier éditorial du Cor Unum (été 2017) montre combien Mgr Fellay ne lâche absolument rien dans ses faux principes sur l’Église. Les principes déterminants l'action, on voit mal comment le supérieur de l'actuelle Fsspx pourrait engager une politique autre que celle-ci.

Sauf si la Providence en décide autrement.

Mikaël

mercredi 18 octobre 2017

Plan des conférences de Mgr Williamson

Certains (voire beaucoup !) n'ont pas pu aller aux conférences de Mgr Williamson dont le sujet portait sur deux encycliques sur l'Eglise (une traditionnelle et une moderniste). Pour réparer partiellement ce dommage, nous vous présentons le plan de celles-ci. Et nous n'interdisons même par Menzingen de les télécharger pour en profiter et sortir des ténèbres. Nous essayerons de mettre en ligne un enregistrement audio correct. Inutile de préciser que les auditeurs ont été enthousiasmés d'entendre un évêque catholique leur parler de façon si théologique et rigoureuse de L’Église.


Lien de téléchargement du plan en pdf (valable et libre aussi en Suisse et au Vatican) : ici




samedi 14 octobre 2017

Pèlerinage à Fatima pour la fête du Christ-Roi

Voici quelques précisions pratiques au sujet du pèlerinage de Fatima pour la fête du Christ-Roi avec les évêques de la Fidélité Catholique.

Programme sur place : 

 Samedi 28 Octobre

10h00 : Rendez-vous des pèlerins devant la Basilique N.D. du Rosaire.
Visite de la Basilique et recueillement aux tombeaux des voyants
11h00 : Rosaire à la Chapelle des apparitions
12h30 : Déjeuner
15h00 : Chemin de Croix sur le chemin d’Aljustrel
Temps libre
18h30 : Messe dialoguée + Exposition du Saint-Sacrement
19h30 : Dîner
Soirée : Adoration du Saint-Sacrement.

Dimanche 29 Octobre – Solennité du CHRIST-ROI 

10h00 : Messe Pontificale 
12h30 : Déjeuner
Fin du pèlerinage/dévotions libres

Transports : dernière minute !
Possibilité de s'inscrire en car de Bordeaux. Départ le vendredi soir et retour le lundi matin :
Vous pouvez télécharger les formulaires ci dessous ou appeler directement le secrétariat à Espiet

Télécharger la feuille d'inscription : ici 
téléphone du secrétariat : 06 45 97 62 39





jeudi 12 octobre 2017

Il y a 100 ans, à Fatima, le plus grand miracle du Nouveau Testament

En ce centième anniversaire de la dernière apparition de Notre-Dame à Fatima, relisons ce sermon prononcé par Mgr Lefebvre il y a trente ans à Fatima dans lequel il n'hésite pas à dire que Notre-Dame  nous a prévenus que de mauvais pasteurs gouverneraient l'Église, un langage que l'on n'entend plus dans la Fraternité de Mgr Fellay.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes bien chers confrères,

Mes bien chers amis,

Mes bien chers frères,




Rendons grâce au bon Dieu et à la très sainte Vierge Marie d’avoir pu nous réunir aujourd’hui, en cette fête de son Cœur Immaculé pour chanter ses louanges, pour essayer pendant quelques instants, pendant quelques jours, de vivre de notre foi. Car en effet, si la Vierge Marie a voulu venir sur cette terre du Portugal à Fatima, si elle a voulu apparaître à ces quelques enfants pour leur donner un message pour le monde, c’est bien parce que elle le désirait que nos âmes s’élèvent vers le ciel. Et alors essayons, mes bien chers frères, de nous remettre dans cette ambiance, cette ambiance dans laquelle ces petits pâtres, et également les personnes qui sont venues les entourer chaque 13 du mois en cette année 1917, jusqu’au mois d’octobre où a eu lieu ce miracle extraordinaire ici même, car dit-on ce miracle s’est vu à quarante kilomètres autour de Fatima, par conséquent si nous avions été présents ce jour du 13 octobre 1917, nous aurions vu ce phénomène extraordinaire du soleil tournoyant, lançant des feux de toutes les couleurs, inondant de ces couleurs magnifiques toute la région, et cela pendant trois fois dix minutes. Et puis enfin le soleil descendant, comme du ciel, pour se rapprocher des fidèles qui étaient présents, pour manifester la vérité de l’apparition de la très sainte Vierge Marie à ces enfants de Fatima.
Encore une fois cette apparition de la très sainte Vierge Marie, c’est pour que nos âmes soient sauvées, c’est pour que nos âmes aillent la rejoindre un jour au ciel, et en quelques tableaux extraordinaires, elle a manifesté à ces enfants de Fatima toute la réalité de notre foi, car en effet les enfants l’ont admirée, et l’ont admirée de telle sorte qu’ils étaient comme en extase, ravis, enlevés, ne sachant comment exprimer la beauté de la très sainte Vierge Marie. On avait beau essayer de leur donner des comparaisons, aucune comparaison ne pouvait être donnée devant la beauté de la Vierge Marie qu’ils avaient vue. Et puis, ce n’est pas seulement la Vierge Marie qui s’est manifestée, elle a voulu leur manifester quelque chose, saint Joseph portant Notre-Seigneur dans ses bras et bénissant le monde. Elle a voulu se présenter aussi sous l’image de Notre-Dame du Mont Carmel, de Notre-Dame des Douleurs et généralement elle se présentait comme Notre-Dame du Rosaire, c’est parce qu’elle a voulu inculquer aux enfants la nécessité du Rosaire, la nécessité de souffrir avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Notre-Dame des Douleurs. Ainsi elle a voulu manifester ses sentiments intérieurs afin de les communiquer à ces enfants, et que ces enfants, à leur tour, communiquent ces sentiments à tous ceux qui auront l’occasion d’écouter leurs messages. Et puis c’est l’Archange saint Michel qui s’est présenté à eux, et Notre-Dame leur a parlé également des âmes du purgatoire, lorsque Lucie l’interrogeait pour lui demander où est telle âme, où est telle personne qui est morte ? Est-elle au ciel ? Est-elle au purgatoire ? Elle leur disait quelquefois : « Non, cette âme n’est pas au ciel encore, elle est au purgatoire », et elle a voulu aussi leur montrer la réalité de l’enfer.

C’est donc ici même, dans ces régions, que la très sainte Vierge a voulu montrer ce qu’était l’enfer à ces enfants horrifiés afin de les encourager à faire pénitence, afin de les encourager à prier pour sauver les âmes, manifestant ainsi que le coeur de Marie, le Coeur Immaculé de Marie est tout entier tourné vers la gloire de son divin Fils, et vers le salut des âmes : sauver les âmes, sauver les âmes, les faire aller au ciel. C’est donc tout notre catéchisme en quelque sorte que ces enfants ont vu en images, et cela par la grâce de la très sainte Vierge Marie. Alors essayons de nous mettre dans cette ambiance, nous aussi, aujourd’hui, car ce qui s’est passé en 1917 est vrai encore aujourd’hui, et peut-être encore plus que de ce temps-là parce que la situation du monde est encore pire maintenant qu’elle ne l’était en 1917. La foi disparaît, l’athéisme fait des progrès partout, et la très sainte Vierge elle-même l’a annoncé, car si elle a voulu montrer une vision du ciel, elle a voulu aussi parler de la terre et elle a dit à ces enfants : « Il faut prier, il faut faire pénitence afin d’arrêter les effets néfastes de cette erreur épouvantable qu’est le communisme qui dominera le monde, si l’on ne fait pas pénitence et si l’on ne prie pas et si on ne réalise pas ma volonté », volonté qui était de diffuser les secrets que la très sainte Vierge Marie a donnés à Lucie.Et hélas, nous sommes bien obligés de constater que ces secrets n’ayant pas été accomplis, n’ayant pas été diffusés, et bien l’erreur du communisme se répand partout.

Alors efforçons-nous, mes bien chers frères, de nous mettre dans cette ambiance, dans ces dispositions pour partager les convictions de ces enfants, pour nous unir au coeur de Marie, pour que notre coeur brûle des désirs qui étaient dans le coeur de la très sainte Vierge Marie, qui y sont encore aujourd’hui. Désirs du règne de son Fils, que peut-elle vouloir d’autre que de voir régner son divin Fils sur le monde entier, sur les âmes, sur les familles, sur les sociétés, voilà son désir comme il règne au ciel, et c’est pourquoi elle vient sur la terre, pour nous supplier à nous, chacun d’entre nous, il faut que Jésus règne sur vous, elle le veut, elle le désire et alors elle nous donne les moyens : le premier moyen c’est la prière, il faut prier, elle ne cessait de répéter cela à Lucie. Quand Lucie lui posait la question chaque fois : « Madame, lui disait-elle, que voulez-vous de moi, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? » Belle question, comme saint Paul sur le chemin de Damas à Notre-Seigneur : « Que voulez-vous que je fasse ? » Il ne peut pas y avoir de meilleures dispositions, que ce soit aussi notre disposition : « Oh Marie que voulez-vous que nous fassions ? » Et alors Marie disait : « Il faut prier, prenez votre chapelet, récitez tous les jours votre chapelet, pour vous sanctifier et pour sauver les âmes, pour sauver les âmes des pécheurs » ; elle a répété ça à chaque fois qu’elle est venue. Et puis elle les a aussi encouragés à la sainte communion, à l’eucharistie. Elle a même permis que l’Ange vienne donner la communion à ces enfants. Marie peut-elle vouloir autre chose que de nous donner son Fils, de nous donner Jésus dans nos cœurs.

Et puis pourquoi ces secrets ? Eh bien la très sainte Vierge dans son amour pour nous, dans sa condescendance pour nous qui sommes de pauvres pécheurs, elle a voulu nous mettre en garde, elle a voulu nous annoncer les événements futurs, afin de nous préserver de garder notre foi, de garder la grâce dans nos âmes, voilà pourquoi elle est venue, voilà pourquoi elle a donné ses secrets. Et il faut le dire, nous ne pouvons pas le cacher malheureusement, la Vierge y a pensé. Si la très sainte Vierge a demandé à Lucie de diffuser le troisième secret à partir de 1960 et que ce secret soit diffusé par le pape, ce n’était pas sans raison, c’est parce qu’elle savait qu’après 1960 des événements très graves devaient traverser l’histoire de la sainte Église, et elle voulait nous mettre en garde, et elle voulait mettre en garde les autorités de l’Église afin d’éviter, d’éviter ces malheurs. Afin d’éviter que la foi ne se perde, et que les âmes ne se perdent. Alors nous sommes avertis, nous savons que, après 1960 des événements graves vont traverser l’histoire de l’Église, et particulièrement, eu égard aux responsables de l’Église, et c’est probablement pour cela malheureusement, que les responsables de la sainte Église n’ont pas voulu diffuser le secret, ils ont pensé que cette diffusion n’était pas opportune, grand mystère mes bien chers frères ! Grand mystère.

Alors, voyez-vous, si la très sainte Vierge Marie veut que nous ayons dans nos âmes des dispositions toutes célestes, dispositions d’amour du bon Dieu, dispositions de prières, dispositions de nous unir à Notre-Seigneur dans la sainte eucharistie, dispositions de nous sacrifier pour les pécheurs de ce monde, eh bien demandons aujourd’hui, et je pense que c’est un des motifs importants de votre venue ici, à vous tous, mes bien chers frères, qui êtes venus de tous les coins du monde : des deux Amériques, de l’Australie, de l’Afrique du Sud, de toute l’Europe, vous voilà ici réunis auprès de la Vierge Marie de Fatima, ayant les dispositions dans vos cœurs de ces petits enfants qui ont reçu la très sainte Vierge Marie, et qui l’ont vue. Demandez et demandons à la très sainte Vierge Marie de dénouer ce mystère, qu’elle vienne à notre secours. Grand mystère de Rome, grand mystère de la situation de la papauté aujourd’hui.

On nous demande souvent : mais ne déchirez par l’Église, ne divisez pas l’Église, ne faites pas schisme mais, mes bien chers frères, dites-moi où est l’unité de l’Église ? Qu’est-ce qui fait l’unité de l’Église ? Ouvrez tous les livres de théologie, ouvrez tous les livres des saints, ouvrez tous les livres des docteurs et des théologiens, ce qui fait l’unité de l’Église, c’est l’unité de la foi. De la foi. On se sépare de l’Église dès lors qu’on n’a plus la foi catholique. Voilà. Et toute personne investie de pouvoirs dans l’Église depuis que Notre-Seigneur a fondé son Église, toute personne qui a quelques pouvoirs dans l’Église et particulièrement tous les clercs, et particulièrement les évêques, et spécialement le pape sont au service de cette unité, sont au service de cette foi : « Allez enseigner l’Évangile », pas un autre Évangile, pas n’importe quel Évangile : « Allez enseigner l’Évangile. » Soyez au service de ce message que je vous ai donné, mais il ne faut pas changer le message, alors pour nous qui gardons précieusement toute la foi, pour rien au monde nous voudrions enlever un iota, la moindre parcelle de notre foi, nous voulons la garder intacte, absolument intacte, et c’est parce que nous voulons garder cette unité de la foi, que ceux qui sont en train de la perdre nous persécutent…

Voilà la véritable situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons. Situation mystérieuse, probablement annoncée par Notre-Dame de Fatima, vraisemblablement dans son troisième secret. Que ceux qui voudraient rester catholiques, seront persécutés par ceux qui, ayant l’autorité dans l’Église, s’écartent de la foi. S’écartant de la foi, ils voudraient nous entraîner avec eux, et parce que nous leur désobéissons en ne voulant pas perdre la foi avec eux, ils nous persécutent. Mais Notre-Seigneur l’a dit, il l’a prédit, qu’il y aurait des mauvais pasteurs, et que nous ne devons pas suivre les mauvais pasteurs, et que nous ne devons pas suivre les mauvais pasteurs, nous devons suivre les bons pasteurs. Voilà le mystère que nous vivons aujourd’hui.

Alors demandons à la très sainte Vierge de nous dénouer de ce mystère, c’est un martyre pour vous, pour nous, pour tous ceux qui vivent dans cette époque, c’est un vrai martyre moral, peut-être pire que le martyre du sang, de constater que ceux qui devraient prêcher la foi catholique, défendre la foi catholique, pour l’unité de l’Église, abandonnent cette foi catholique et cherchent à être bien avec le monde, avec les principes modernes, avec les principes de cette société qui est dirigée plus par Satan que par le bon Dieu.

Alors prenons la résolution ici, auprès de la très sainte Vierge Marie, et demandons-lui la grâce, mes bien chers frères, de garder la foi, de demeurer catholiques jusqu’à la fin de nos jours, d’avoir cette grâce de la persévérance finale dans la foi catholique. Pourquoi tous les martyrs ont-ils versé leur sang ? Pour garder la foi. Eh bien s’il nous faut être martyrs, si nous ne devons pas être des martyrs du sang mais des martyrs dans nos âmes, dans nos coeurs, dans nos esprits, et bien nous serons martyrs et nous serons les héritiers de ceux qui ont versé leur sang pour ne pas renier leur foi. Voilà ce que nous devons promettre à la très sainte Vierge Marie, et essayer de faire comprendre cela à tous ceux qui nous entourent afin qu’ils ne perdent pas la foi, que perdant la foi ils perdent leurs âmes.

Voilà, mes bien chers frères, des résolutions que nous devons prendre aujourd’hui, prier, nous sacrifier, faire le sacrifice de notre vie, offrir notre vie pour la rédemption du monde, pour le salut des âmes, pour le salut de nos âmes, le salut des âmes de nos familles, des membres de notre famille et demander enfin le renouveau de la sainte Église catholique. Que l’Église retrouve sa splendeur, que l’Église retrouve son unité dans la foi, que l’Église retrouve ces milliers et milliers de vocations religieuses, comme autrefois, que de nouveau les noviciats se remplissent, que les séminaires se remplissent pour garder la foi catholique, pour vivre la foi catholique, pour propager la foi catholique, c’est ce que nous nous efforçons de faire, mes bien chers frères, avec ceux que vous voyez ici présents, ces jeunes prêtres, ces jeunes séminaristes ; dès lors qu’on veut garder la foi, dès lors qu’on veut garder le sacrifice de la messe et la véritable eucharistie, dès lors qu’on est dévoué tout corps et âme à l’Église, eh bien il y a les vocations, les vocations viennent parce que nous sommes dans la vérité.

Demandons à la très sainte Vierge Marie de bénir nos séminaires, de bénir nos jeunes prêtres afin qu’ils soient des apôtres, de bénir nos religieuses, de bénir nos sœurs de la Fraternité, toutes les soeurs qui se dévouent dans la Tradition, les carmélites, les dominicaines, les bénédictines, que sais-je… toutes les religieuses qui veulent garder la foi catholique et qui veulent la répandre.

Et que la Vierge Marie daigne nous bénir afin que nous puissions continuer courageusement malgré les épreuves, à servir au règne de son divin Fils : Adveniat regnum tuum, Que votre règne arrive… Oui, oh Seigneur Jésus, que votre règne arrive sur les personnes, sur les familles et sur les sociétés afin que ce règne se continue dans l’éternité.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

† Marcel Lefebvre, Fatima le 22 août 1987

Informations de dernière minute : des changements liturgiques importants attendus en 2018


Traduction par les soins de Reconquista de ce texte qui annonce un avenir "inquiétant" à ceux qui ont déjà été réintégrés dans l'Eglise conciliaire ou qui souhaitent le faire.   Puissent-ils comprendre !




Des sources fiables, proches du Saint Siège, ont indiqué qu'au cours de la seconde moitié de 2018, les lectionnaire et calendrier du Novus Ordo seront imposés à la forme extra ordinaire de la Messe romaine.

Le nouveau Missel Romain sera disponible pour le premier dimanche de l'Avent 2018 mais le Vatican laissera une période de deux ans pour sa mise en oeuvre.  Ces changements prévus seront beaucoup plus drastiques que ce qui était envisagé dans Universae Ecclesiae qui établissait : 

          25.  Les nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces peuvent et devraient être       introduites dans le missel de 1962, selon les mesures qui seront indiquées plus tard. (C'est nous qui soulignons)

Les sociétés et instituts approuvés par le Vatican, comme la Fraternité Saint-Pierre et l'Institut du Christ-Roi, vont vraisemblablement introduire un recours pour en être exemptés, mais on s'attend à ce que toutes les demandes soient rejetées.  La seule exception semble être la FSSPX, à laquelle une exemption temporaire pourra être offerte, afin d'assurer le succès d'un accord entre Rome et la FSSPX.  Cependant, si l'exemption concédée est de nature temporaire, plus de prêtres de la FSSPX pourraient rejoindre ce qu'on appelle la Résistance (auparavant connue sous le nom SSPS-SO) sous l'autorité de Monseigneur Richard Williamson et davantage deviendront indépendants.  Cela rendra le mouvement catholique traditionnel plus fragmenté qu'il ne l'a jamais été.


dimanche 8 octobre 2017

L’importance de la Foi – I

Kyrie eleison DXXXIV (7 octobre 2017)

Dieu m’a voulu fidèle à la Vérité seuleLes âmes ne peuvent croire en tout ce qu’elles veulent.


La grande leçon donnée par Mgr. Lefebvre (1905–1991) aux catholiques qui avaient des oreilles pour entendre, c’est que l’obéissance est au service de la Foi. Mais la triste leçon que donnent les faits depuis, c’est qu’on persiste toujours à vouloir donner à l’obéissance la préséance sur la Foi. Voilà pourquoi ces « Commentaires » dénoncent continuellement la confusion qui règne dans les esprits et en cherchant à revenir à l’essentiel, ils tentent souvent d’expliquer le principe de la primauté de la Foi. Il ne sera pas inutile de faire ici une nouvelle tentative, en partant d’une perspective légèrement différente.

Tous les êtres humains vivant sur terre – et pas uniquement les catholiques ! – ont une âme immortelle sans laquelle ils ne seraient pas vivants. Ces âmes ne sont pas issues d’une production en série : elles sont créées individuellement par Dieu, à partir de rien, avec pour finalité de vivre heureuses avec Lui pour toujours dans le ciel. L’âme est la partie la plus importante de la nature humaine. Elle appartient à l’ordre naturel. De soi, elle n’est donc pas surnaturelle. Mais, si elle fait bon usage de son libre arbitre, de cette faculté naturelle lui permettant de coopérer avec la grâce surnaturelle que Dieu lui accorde ; alors, elle sera élevée au Ciel à la surnature. La volonté divine est que toutes les âmes aillent au ciel (I Tim II, 4). Aussi, la Grâce ne vient-elle jamais à manquer, quelle que soit la forme que Dieu choisisse pour nous l’offrir. Dès lors la question – qui ne concerne pas seulement les catholiques – se pose ainsi : Sous quelle forme la coopération humaine, nécessaire pour aller au ciel, doit-elle s’exercer ?

La Foi est sans nul doute à la base de cette coopération. Le Concile de Trente appelle la foi « le commencement du salut », et la Parole de Dieu dit que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » (Hébreux XI, 6). À maintes reprises, dans les Évangiles, lorsque Notre-Seigneur fait un miracle, il dit l’accomplir en récompense de la « foi » de ceux qui sont concernés, par exemple en Matthieu : XV, 28 (guérison de la femme cananéenne) ; en Marc : X, 52 (un aveugle recouvrant la vue) ; en Luc : VII, 50 (conversion de Marie-Madeleine) ; etc. En quoi consiste cette “foi” ? Pourquoi est-elle si précieuse aux yeux de Dieu et donc pour les âmes ?

Commençons par distinguer deux réalités, liées mais différentes : d’une part, la qualité subjective de la foi par laquelle quelqu'un croit surnaturellement en son âme, et d’autre part, l’ensemble des réalités objectives surnaturelles, constituant l’objet de la foi des catholiques. Pour les distinguer, on pourrait écrire la foi subjective avec un “f” minuscule et la foi objective avec un “F” majuscule. Il est évident que ces deux entités sont distinctes : un homme peut perdre sa foi (subjective) sans que le moindre changement ait lieu dans le corps objectif des vérités à croire.

Deux choses deviennent alors fort claires. Tout d’abord, la foi qui sauve une âme est la qualité subjective de la personne que Notre-Seigneur loue et récompense dans les Évangiles. Il ne loue ni ne récompense l’ensemble des vérités objectives constituant la Foi. D’autre part, la qualité subjective de la foi est déterminée ou spécifiée par la Foi objective. Je ne suis pas sauvé, je ne mérite pas d’être loué ou récompensé, si je crois en n’importe quelle absurdité. La femme cananéenne ne croyait certes en aucune stupidité, mais elle croyait certainement en la bonté et en quelque pouvoir divin de Notre-Seigneur. Ce qu’elle croyait était à la fois surnaturel, et au-delà du pouvoir purement naturel de son esprit pour saisir le vrai. Et très probablement, dès que les Apôtre s se mirent à établir, peu de temps après la Pentecôte, les vérités fondamentales auxquelles doit croire un disciple de Notre Seigneur, elle fut heureuse de régler, spécifier, laisser déterminer sa foi subjective par la Foi objective qui apparaissait alors.

En d’autres termes, la Foi objective est la règle de cette foi subjective sans laquelle aucune âme ne peut être sauvée. Par voie de conséquence, les hommes d’Église qui manipulent la Foi objective mettent en péril le salut éternel des âmes. Si la foi subjective n’a pas de prix, il faudra en dire autant de la Foi objective qui, toujours, doit avoir la primauté.

Kyrie eleison.

samedi 7 octobre 2017

SE Mgr Williamson en Normandie

Conférence de Mgr Williamson dans la région de Caen.

Conférence qui  aura pour thème l'Église et traitera le l'encyclique de Pie XII  "Mystici Corporis Christi" et du document conciliaire "Lumen Gentium"

Étant donnée la gravité de la crise actuelle de l'Eglise et des errements des autorités romaines, il importe d'avoir des idées claires sur cette question à l'aide du magistère traditionnel et d'une autorité épiscopale qui sait parler en toute vérité afin de pouvoir répondre aux nombreuses  objections en ce domaine si délicat.

Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec le secrétariat au 06 10 26 38 72

 

mercredi 4 octobre 2017

Le dernier Cor Unum : où en sommes nous ?

 "Où en sommes nous ?" Nous paraphrasons volontairement le titre du dernier éditorial de M. l'abbé Nansenet qui pensait nous donner des nouvelles sur l'état des lieux dans la tradition. Nous invitons nos lecteurs à aller à la source de la crise et à découvrir l'éditorial du  dernier "Cor Unum" qui donne les véritables nouvelles de l'actuelle FSSPX . Il s'agit en fait du bulletin interne à la FSSPX, qui donne les principales consignes aux prêtres de la FSSPX dans le monde entier (y compris la Normandie).
Outre les menaces non voilées contre ceux qui dénoncent clairement le ralliement, le lecteur appréciera aussi la naïveté de Mgr Fellay à l'égard de Rome et son infidélité personnelle à Mgr Lefebvre qui avait enjoint aux 4 évêques de ne remettre leur épiscopat qu'entre les mains d'un pape devenu parfaitement catholique. Le nœud du problème chez Mgr Fellay et tous ses amis libéraux réside essentiellement dans l'absence de distinctions (théologiques et pratiques) entre l’Église catholique et l'église conciliaire qui ne lui permet plus par conséquent de comprendre l'enjeu du combat de Mgr Lefebvre.

( En rouge, les passages importants


Juin/Juillet 2017 Cor Unum

Mot du Supérieur Général

Chers membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X,

Quelques troubles ont vu le jour dans notre chère Fraternité ces derniers mois. Certains membres ont cru devoir prendre position publiquement pour exprimer leur point de vue, en utilisant pour cela la chaire de vérité ou leurs bulletins. En cela ils ont agi au mépris des règles élémentaires de toute société organisée, et aussi de nos statuts et règles internes qui veulent que les rapports avec Rome soient réservés au Supérieur général. C’est là une disposition de notre vénéré fondateur. Tout article sur ce sujet doit donc recevoir l’aval du Supérieur général, après avoir été présenté au jugement du Supérieur de district.

Nous réprouvons par conséquent ces initiatives intempestives dont les plus graves ont dû être sanctionnées. Faut-il rappeler que le Chapitre général de 2006 a prévu parmi les motifs de renvoi de la Fraternité la rébellion et la diffusion publique d’un différend avec l’autorité ? Que cet avertissement soit pris au sérieux.

Comme à chaque fois, ces confrères s’imaginent défendre la Tradition. Mais en fait, le moyen qu’ils utilisent l’affaiblissent en attaquant gravement l’unité de notre Fraternité, en semant la zizanie et en provoquant la confusion parmi les membres et les fidèles. De plus, ils prétendent dicter à l’autorité quelle doit être sa conduite. Qu’importe la bonne intention, ou la qualité des arguments, on ne saurait utiliser un moyen mauvais et illicite sans causer un dommage au bien commun.

Une fois encore, nous profitons de cette occasion pour rappeler la nature de nos relations avec Rome, puisque c’est bien de cela dont il s’agit.

1. L’Église vit une des crises les plus terribles de son histoire, tant par l’intensité que par l’ampleur des erreurs diffusées à tous les niveaux de la hiérarchie et de l’univers catholique. Cette crise interne a débuté bien avant le concile Vatican II ; elle remonte au moins au pontificat de Léon XIII et a été fortement dénoncée par saint Pie X sous le nom de modernisme. Elle connaît un développement fulgurant à l’occasion du dernier Concile qui a introduit un certain nombre de principes nouveaux et d’attitudes «pastorales » dans un but d’ouverture au monde. Celui-ci a pu diffuser son esprit à la faveur de textes complaisants qui en étaient pétris. Si aujourd’hui des voix se font entendre pour déplorer une fausse réception dudit Concile, en parlant d’un para-concile, d’un concile des médias, force est de constater que la porte ouverte à ces erreurs, qualifiées de fausses interprétations, se trouve bien dans les textes et l’ambiance même du Concile. S’il est difficile de définir exactement « l’esprit du Concile », cependant c’est bien en son nom que l’Église a été gravement blessée a planta pedis usque ad verticem capitis...

2. Face à cette terrible réalité, Mgr Lefebvre a réagi, en prenant les moyens qui devaient être utilisés pour en sortir. Il a pu former des prêtres, tout en refusant les nouvelles orientations, fidèle à l’ensemble des vérités et à tout ce qui avait été transmis par notre Mère la Sainte Église ;

3. C’est ce qui nous a sauvés ! Bien davantage, c’est cette fermeté qui nous a permis de nous développer et de manifester au monde et à l’Église que l’attachement à la Tradition n’est pas une nostalgie du passé ; mais au contraire une prodigieuse manifestation de l’action de la grâce aujourd’hui ;

4. Évidemment, cette manière de faire nous met en opposition avec l’esprit général qui règne dans l’Église. Les sanctions romaines ainsi que la volonté des autorités de nous imposer les réformes postconciliaires, nous ont obligés à vivre dans une certaine autarcie. C’est le sens de l’opération survie de la Tradition...

5. Monseigneur Lefebvre n’a cependant jamais voulu se séparer de l’Église. C’est avec beaucoup de précautions que, dans le sermon des sacres et dans d’autres écrits, il a manifesté notre attachement à l’Église en refusant tout esprit schismatique. Tant ses démarches avant les sacres que ses propos tenus après montrent bien que, pour lui, il n’y avait pas d’alternative : le pape reste le pape, les évêques des évêques, avec leurs prérogatives, même s’ils profèrent des erreurs, voire des hérésies. C’est pourquoi il a toujours exigé que nous les nommions au Canon de la messe.

Nous touchons là le nœud du problème qui nous affecte tous, car il met en jeu notre avenir, et même notre existence. Comment, concrètement, tenir le principe de l’obéissance envers l’Église alors qu’au nom même de l’obéissance nous devons tout rejeter des erreurs qui la démolissent ?

Une ligne de conduite a été définie, en particulier aux Chapitres de 2006 et 2012. Elle se dégage d’un ensemble de principes et d’applications pratiques. Les principes ne changent pas, mais les circonstances dans lesquelles ils doivent être appliqués se modifient et nécessitent des ajustements ou des précisions, ce qui a été fait en 2012 ou l’année dernière à Anzère.

Le principe fondamental que nous suivons depuis le début est celui de la fidélité à l’Église et à son enseignement pérenne. Car l’Église ne peut changer ni la foi ni les commandements de Dieu. Les modifications accidentelles, les nouvelles dispositions qu’elle applique prudemment à travers les siècles, doivent correspondre à ce principe premier : « nihil novi nisi quod traditum est ». C’est pourquoi nous crions haut et fort que nous restons catholiques, même si nous ne suivons pas les réformes des cinquante dernières années, et que nous refusons de suivre les autorités ecclésiastiques dès lors qu’elles voudraient nous les imposer. Pour rien au monde nous ne voulons nous éloigner de cette ligne de conduite.

Cela peut donner l’impression d’une certaine contradiction : nous affirmons notre soumission à l’autorité légitime et nous refusons quasi systématiquement de la suivre. Cependant, le temps aidant et la nature humaine étant ce qu’elle est, certains d’entre nous adoptent des attitudes erronées, soit par exagération, soit par simplisme, soit aussi par paresse intellectuelle. Si nous voulons rester dans la Vérité, nous devons aussi respecter la Réalité et vérifier que nos affirmations du moment correspondent réellement aux faits tels qu’ils se déroulent sous nos yeux.

Il est impératif que la justification de notre ligne de conduite respecte strictement tous les principes catholiques. Nous ne saurions nous en affranchir. Par exemple, ce sont des approximations fausses et très dangereuses que d’affirmer : « Nous n’avons pas besoin de délégation pour les mariages » ; « La juridiction de suppléance pour les confessions nous suffit... » ; « L’acceptation d’une délégation pour les mariages signifie l’acceptation des nouveautés du Concile », etc. Je crains que certains ne finissent par « dogmatiser » un agir prudentiel. Ce n’est pas parce que nous nous débattons dans une crise interminable que nous devrions refuser a priori toute avancée en faveur de la Tradition, nous affranchir de toute règle, fut-elle établie au concile de Trente, ou faire peu de cas du pouvoir des clés remis au successeur de Pierre. Nous n’avons jamais refusé par principe de reconnaître les actes du pape lorsqu’ils sont légitimes.

Beaucoup de bien, beaucoup de travail en vue de ramener des prêtres ou des fidèles à la Tradition, sont ainsi empêchés par des raisonnements cérébraux et abstraits qui ne correspondent pas à la réalité. Je me demande bien comment certains envisagent la « conversion de Rome », le retour de l’Église à sa Tradition, alors qu’ils évitent soigneusement toute action, tout contact avec l’Église officielle, sans parler de la mouvanceEcclesia Dei. Déjà saint François de Sales avait compris que l’on n’attrapait pas les mouches avec du vinaigre...

C’est une erreur de fond qui consiste à penser qu’il n’y a plus rien de bon à attendre de l’Église officielle, purement et simplement identifiée avec l’Église moderniste ou conciliaire. Alors que nous recevons tout de l’Église encore aujourd’hui. Tous les moyens de sanctification, tout ce que nous apportons aux fidèles, nous le tenons de cette Église avec sa hiérarchie, son pape, ses évêques, une Église bien réelle et concrète, celle que nous avons sous les yeux. Vouloir absolument l’identifier à l’Église conciliaire conduit inévitablement à un refus stérile de toute initiative, même bonne, sous le prétexte faux que cela corromprait notre œuvre. C’est comme vouloir convertir des pécheurs tout en les évitant !

Il faut maintenir le principe selon lequel nous recevons de la hiérarchie catholique, en particulier du pape, mais aussi des évêques, les moyens de sanctification. L’axiome Ecclesia supplet ne vaut qu’en cas de défaillance des autorités pour diverses raisons, dont la principale est le salus animarum, la transmission de la foi intègre, la communication de la grâce par des sacrements certainement valides. Même dans les cas où l’on se trouve en dehors de l’exercice normal de l’autorité, il faut néanmoins soigneusement conserver le principe de l’intention du législateur. Nous ne sommes pas libres de faire ce que nous voulons dans le régime de la suppléance de juridiction par l’Église - et je crains que nous n’ayons pris goût à cette fausse apparence de liberté.

Nous nous défions de l’Église officielle à cause des carences gravissimes de réformes désastreuses pour le bien des âmes, et avec raison. Mais en arriver à déclarer que « tout est mauvais » est forcément exagéré et faux. D’autant qu’il existe aujourd’hui, bien qu’imparfaitement, un mouvement de résistance et de réaction au désastre conciliaire.

Depuis plusieurs années déjà, nous assistons à une lente évolution dans les milieux conservateurs. Il existe aujourd’hui une réelle prise de conscience de la gravité des erreurs répandues, une mise en question de certaines réformes du Concile. En liturgie comme en théologie, il existe un désir réel d’un retour à beaucoup plus de sérieux. Le fait que la ligne dominante reste fortement progressiste et fait tout son possible pour neutraliser les efforts conservateurs n’autorise plus les affirmations trop universelles telles que : « tout est corrompu », « ils sont tous modernistes », etc.

Il en est de même des mouvements Ecclesia Dei, y compris dans la Fraternité Saint-Pierre, où l’on trouve un certain nombre de Nicodèmes, convaincus que l’analyse de Mgr Lefebvre sur Vatican II est la bonne.

Cela ne signifie pas pour autant que toutes les conditions préalables et nécessaires à une reconnaissance canonique soient déjà réunies. Néanmoins, les progrès en cette direction sont indéniables. Voici par exemple ce que m'écrivait Mgr Pozzo au mois de mars 2017 :

« J'ai souligné [auprès du pape François] que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X désire ardemment conserver l'identité spirituelle, théologique, disciplinaire et pastorale voulue par Mgr Lefebvre, c'est-à-dire la possibilité de poursuivre l'expérience et la vie de la Tradition catholique antérieure aux réformes qui ont suivi le Concile Vatican II. Le pape n'a émis aucune réserve à ce sujet. De même, en ce qui concerne les deux points discutés (la possibilité de sacrer des évêques auxiliaires parmi les membres du clergé de la Prélature ainsi que la reconnaissance de l'état clérical à partir de la tonsure et de l'engagement au célibat dès le sous-diaconat), Sa Sainteté a déclaré n'y voir aucune objection ».

En conclusion, nous pensons qu'il est juste d'affirmer que nous assistons progressivement à une amélioration des conditions que Rome nous impose, que cela s'inscrit dans un mouvement plus général de réaction à une situation objectivement plus grave de l'Église dans son ensemble. Mais que tant du côté de Rome que de nous-même, cette situation n'est pas encore satisfaisante pour conclure. Après une courte période d'optimisme exagéré de la part de Mgr Pozzo, qui poussait en avançant même comme probable la date de la reconnaissance au 13 mai de cette année, nous avons entendu tour à tour et le pape François et le cardinal Müller annoncer que les choses prendraient encore du temps. « Cheminer, cheminer, et puis après on verra » manifeste la volonté papale de ne rien brusquer. De même le cardinal Müller : « Il faut prendre le temps, (...) il faut une conversion du cœur plus profonde ».

Dans la phase actuelle, nous avons donc besoin de savoir si les autorités romaines vont confirmer la « relativisation » du Concile malgré la pression des progressistes, et de voir si le pape est disposé à concrétiser dans des lois, soit particulières, soit universelles, ce qui nous a été rapporté par Mgr Pozzo.

Quant à nous, nous ne voyons pas d'autre option que de continuer à traiter avec beaucoup de prudence avec les autorités romaines qui, pour l'instant, ont montré de la bienveillance. Nous avons beaucoup à y gagner, tant la Tradition que l'Église tout entière. Le temps travaille pour nous, et nous y discernons chaque jour de manière évidente la main de la divine Providence.

Que l'on veuille bien regarder l'histoire de la Fraternité sub specie æternitatis. Et alors la protection sereine et toute puissante du Dieu de la paix dont elle a joui jusqu'ici, devrait rasséréner les esprits troublés par la situation catastrophique de l'Église.
Daigne Notre-Dame, son Cœur Immaculé, accorder à tous les membres de la Fraternité la paix des cœurs sous sa bienveillante protection.

En la fête de la Sainte Trinité, Menzingen, le 11 juin 2017


+ Bernard Fellay

Ordres mineurs à Santa Cruz


Ce 14 septembre 2017, Mgr Zendejas a conféré les Ordres Mineurs de portier et lecteur au Frère Jean de la Croix OSB lors d'une belle cérémonie au Monastère de Santa Cruz.

Source











L'abbé Mello, Frère Jean de la Croix, Mgr Zendejas, Dom Thomas d'Aquin

Mgr Zendejas visite l'école qui dépend du monastère

Miles Christi XIV (page 3 )


Pour que nos lecteurs disposent de l'entièreté de ce numéro de Miles Christi, voici la traduction de la page 3 qui donne des nouvelles très concrètes des difficultés rencontrées lors de la construction du "Séminaire de bambou".

Pour être complet, l'abbé Chazal a joint à ce numéro la déclaration de Mgr Burdidge (évêque local de l'Eglise conciliaire condamnant ce sacre), le texte du mandat lu lors du sacre de Mgr Zendejas, la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie prononcée le lendemain


Avalanche de bambous


La construction du bâtiment supérieur du côté gauche a commencé, et quatre pièces supplémentaires, parmi lesquelles une large, devraient être disponibles dans trois mois.


Les bambous ne sont pas arrivés en décembre dernier, parce qu’il n’y a que deux bons mois pour les couper en minimisant l’infestation des bukbuk.
C’est pourquoi j’ai demandé à l’abbé June Mark de commander tous les bambous possibles dans la vallée.

Rien ne vint.

Et puis, après deux mois, une avalanche « montante » de plus de  1000 bambous arriva.  Les champs autour du séminaire étaient couverts de bambous.  Maintenant ils sont soigneusement rangés, qu’allons-nous faire avec eux ?

La disgracieuse ossature du bâtiment supérieur attend toujours sa « chair », exactement comme dans la vision d’Ezechiel.

Si cela n’est pas encore suffisant pour absorber toute la quantité, la construction grandira encore vers l’ouest.

Les retards ont des conséquences sur la construction de la tour dessinée dans le numéro précédent, mais tous les bambous vont remplir leur destinée.




Commentaire de l'abbé Chazal : 

Nous remercions Mgr Burdridge de nous avoir délivré un pareil label de qualité.  Mgr Williamson en a 5, en plus de son expulsion de la FSSPX et de plusieurs expulsions des communautés Novus Ordo avant qu'il n'entre à Ecône.